#40jours #11 | parce que Prague

Il voudrait démêler les souvenirs de Solange, dévider son passé, lire entre les lignes de ses lèvres les noms qu’elle s’obstine à taire, et tout absorber jusqu’à ce nœud du temps où leurs souvenirs deviennent communs. Il voudrait grimper à la corde des souvenirs de Solange, en défaire les nœuds un à un, jusqu’à ce qu’elle soit lisse : un Continuer la lecture#40jours #11 | parce que Prague

#40jours #12 | trou

le trou le petit trou du mur de gauche en empruntant l’impasse qui conduit à la porte arrière de l’immeuble qui a deux entrées ce petit trou dans le mur crépis blanc ce petit trou son crevé sans dessein coup de poinçon de colère ou d’ennui trou pour rien ou trou tag ou trou d’air (trou dans la trachée du Continuer la lecture#40jours #12 | trou

#40jours #12 | tronçons

Verticalement alignés, reliés. Certains venant d’être remplacés. Les anciens verdissaient, commençaient à se décomposer. Au fond, j’avais beau les longer très souvent en empruntant l’allée derrière le bâtiment, un raccourci pour les courses et aussi parce que les petites collines de la cité sont fraîches avec tous leurs arbres des années 70 qui ont bien tenu, difficile de réaliser. C’est Continuer la lecture#40jours #12 | tronçons

#40jours #12 | pubs

Je marche dans la ville guidé par les courants. Un bouchon bringuebalé dans une rivière qui tourne en rond, qui repart droit devant, qui revient en arrière et qui m’arrête là, devant cet ultime panneau publicitaire. Des couleurs, des mots, un homme sur un cheval. Il veut que je parte en voyage. Je lui dis que c’est gentil de penser Continuer la lecture#40jours #12 | pubs

#40 jours # 12 | Le banc

Le banc, oui c’est ça le banc! Il était installé tout bêtement sous un des marronniers de l’avenue, parallèle au trottoir. Un banc. Tout ce qu’il existe de plus simple en matière de banc. Quatre pieds. Une assise faite de trois planches de bois. Un dossier légèrement incliné qui ne comptait que deux planches de bois. Un simple banc de Continuer la lecture#40 jours # 12 | Le banc

#40 jours #12 | le papier

La main le doigt le poil, du jaune, ça ne bouge pas, une tige jaune, une grille jaune au bout de la tige jaune, ça tremble, c’est prêt, un mouvement vif, pas assez, les formes noires s’éparpillent, les ongles les phalanges crispées, jaune, ça bouge, frappe, forme noire écrasée, pattes ailes sang, veines du bois, nœud, la tige jaune séparée Continuer la lecture#40 jours #12 | le papier

#40 jours #12 | matière vitre

suis montée dans le tram | ai trouvé une place au milieu de la voiture | ai pris un air désinvolte avec sac sur les genoux tout en concentrant mon attention sur la vitre une fois assise à ma place histoire d’avoir l’air d’être occupée, une minute d’attention ou deux ou trois accordée à cette vitre presque à me toucher Continuer la lecture#40 jours #12 | matière vitre

#40jours #12 | d’une hypnose à l’autre

hypnotisé par les soucis je marche sans rien voir quand tout à coup j’entends crier mon nom en même temps qu’une bande d’oiseaux s’envole que le vent se lève qu’il fabrique le vent des petits tourbillons dans lesquelles se glissent les feuilles mortes pour aller jouer avec le diable c’est cet ami que je n’ai pas revu depuis des mois Continuer la lecture#40jours #12 | d’une hypnose à l’autre

#40jours #11 | la ville des pas perdus.

Rouler dans une ville endormie, la rue déserte est sans fin, rue Longue, c’est le nom qu’elle pourrait porter, j’ignore le nom de celle-ci, rue Haute peut-être, quand arriver rue Basse, ce serait s’être trompée de chemin avoir fait fausse route, rouler plus loin, surtout rester sur la partie haute du village, rouler droit devant lentement et pas le temps Continuer la lecture#40jours #11 | la ville des pas perdus.