#Chroniques #00 | Décompensation d’un pied plat

20-06-26Décompensation d’un pied plat Ça sent la bolognaise – la sauce – en bas de chez moi. Certains disent que la bolognaise – la sauce – n’existe pas. Avis de la Justice de Paix, collé sur la porte d’entrée d’une maison située boulevard Émile de Laveleye, entre la librairie et la fleuristerie : Suite au décès de l’occupante… Il n’y Continuer la lecture#Chroniques #00 | Décompensation d’un pied plat

#chroniques | semaine #01

1 | Néon dans la nuit The World Is Not Yours Dans le film Scarface un néon « The World Is Yours » tourne et clignote dans le vestibule d’Al Pacino mais tout finit très mal. Alors le contraire, peut-être… 2 |  Carrefour du Levraut La route forestière est large, plate, d’un blanc poussiéreux. Elle débouche sur une vaste esplanade sablonneuse d’où Continuer la lecture#chroniques | semaine #01

chroniques #01 | un quatre-chemins, une insomnie et un colibri…

1 | du monde Un monde qui « se détourne de l’amour » exige de nous assauts de « désirades ». Bell Hooks, A Propos d’amour.Daniel Maximin, L’Invention des désirades. 2 | le réel, le réel, encore le réel : un quatre-chemins Au creux des quatre coudes que forme le croisement des deux rues du quatre-chemins : quatre maisons. Une case en bois en ruine : peinture beige Continuer la lecturechroniques #01 | un quatre-chemins, une insomnie et un colibri…

#chroniques #01 I De la lumière, de l’immonde et du corbeau freux

Rallumer la lumièreUn monde qui bascule dans l’immonde tic et tac des heures sombres où est passé l’interrupteur ? La nuit je brodeLa nuit je brode mains inertes je guette le jour qui vient viendra peut-être pourvu qu’il vienne ce jour serein qui deviendra demain La nuit je brode mon rien qui s’effondre je le jette aux chiens La nuit je brode et l’envers de ma broderie révèle Continuer la lecture#chroniques #01 I De la lumière, de l’immonde et du corbeau freux

#Chroniques #01 | J’attends juste le retour de mon père.

découpe

Danse | 1 Un monde qui se charge ne porte pas soutien à la danse polyrythmée de sa rotation. Foulées prêchent | 2 Je n’ai pas choisi de m’arrêter ; l’habitude de voir les gens ; carrefour des foulées ; quatre voies en même temps ; c’est eux qui nous choisissent ; ma ligne devant des arbres, un camion rouge, une Continuer la lecture#Chroniques #01 | J’attends juste le retour de mon père.

#chroniques #01 | Transformations

1 Un monde qui se réchauffe chaque jour un peu plus au risque d’une implosion fulgurante, définitive ? 2 Coupure Je les vois avancer sur le chemin trois silhouettes chargées de quelques affaires, de part et d’autre des arbres. Avançant à mon tour, je les suis de loin, mon regard s’attarde sur le paysage environnant. Arbres, prés verts. Soudain, seule, à droite Continuer la lecture#chroniques #01 | Transformations

#chroniques #01 | Faire, ou ne pas faire, ses nuits entre livre et rat.

photo NH détail de tableau Miriam Cahn

1/ « un monde qui perd les eaux et part à vau-l’eau tout droit à cheval sur sa mort »  2/ dormir là Lentement, et peut-être parce que je n’avais encore jamais vu les choses sous cet angle, ni d’aussi près, j’ai posé ma tête contre l’épaule minuscule. J’avais dit oui, comme on se lance, sans réfléchir. Dire qu’après on regrette? Une Continuer la lecture#chroniques #01 | Faire, ou ne pas faire, ses nuits entre livre et rat.

#chroniques #00 | Prologue

1 Le Monde Manquerons-nous au Monde quand nous n’en ferons plus partie ? Qui sait ? Peut-être parlera-t-il longtemps du bon vieux temps où il était peuplé par des humains ! 2 Allées et venues C’est un jour oisif, alangui. Rien ne se passe, rien ne survient. En ronronnement de fond, une série que les voisines regardent. Des plages musicales, des murmures. On Continuer la lecture#chroniques #00 | Prologue

#chroniques #01 | J’habite en vacances

1|DU MONDE «  JE VOIS UN MONDE QUI SE DÉSINTÈGRE AUTOUR DE MOI ET DE TOUTES PARTS » D’après Craig Johnson, Tous les démons sont ici, 2011, traduit de l’américain par Sophie Aslanides, Editions Gallmeister 2015, Totem, 2025p. 308 2|5 JUILLET 2026 Le carrefour des six routes en compte cinq – la rue de la République est fermée par deux barrières Continuer la lecture#chroniques #01 | J’habite en vacances

#chroniques #00 | prologue

Et le monde (ou ce qu’il en reste) ? Globalement, il suffoque et nous avec. Le réel et encore le réel : Canicule. Sur la route, le remous des grands arbres à la peine. Sur le béton brûlant, guetter un soupçon d’air. Les passants aveuglés par l’éclat des pare-brise. Je rentre chez moi, j’ai chaud et mal à la tête. Continuer la lecture#chroniques #00 | prologue