#livre #03 | Temple des poches

Quand on n’a pas où aller ni pourquoi. Quand on a du temps à attendre, traîner. Quand on ne sait pas où se mettre, où se poser. Quand il y a la ville… Quand il y a de la ville à n’en jamais finir, à ne pas savoir par où commencer, la prendre. Quand il n’y a plus de place. Quand il n’y a nulle part. Quand il y a la ville et personne. La traversée du désert de la ville. Quand il n’y a pas d’endroit en ville. Quand vous êtes dehors aux heures d’ouverture Continuer la lecture#livre #03 | Temple des poches

#livre #03 | Les librairies

Dès l’âge tendre, on peut constater que certaines librairies ont un caractère sournois et sans vouloir s’en prémunir totalement en les recensant de manière tout à fait impartiale, il nous faut admettre qu’il est grand temps tout de même d’en dire quelques mots. – La Promesse tenue par un petit homme maigre et souriant n’ouvre son échoppe que sur rendez-vous. Continuer la lecture#livre #03 | Les librairies

#Le livre comme fiction # 02 | Spatiotemporale

L’histoire est jalonnée d’événements, de dates. Les rois les reines, leurs règnes. Les guerres. Les révolutions. Les découvertes. Les courants migratoires.La comprendre c’est peut-être la vivre un peu au fond de nous. Et à travers la littérature, c’est aussi éprouver le temps qui passe. «Qu’entendez vous par Nation, Monsieur le ministre ? Est-ce la masse des mécontents ? Nous plantons Continuer la lecture#Le livre comme fiction # 02 | Spatiotemporale

# Atelier du mardi 13 mai # | Hiroshima

József Szabó peintre et sculpteur hongrois. ,je les vois là, je les regarde, j´entends leur peur, leur détresse, je perçois leur peine et leur souffrance. Je les vois, je te regarde, tu portes en toi une émouvante faiblesse. Des Bras qui embrassent, soutiennent nourrissent, lavent, habillent, entendent, soignent, reconnaissent, consolent sont absents, les enfants dont le psychisme n’est pas entièrement Continuer la lecture# Atelier du mardi 13 mai # | Hiroshima

#mardis | Faits courants… un peu trop

Un retraité de soixante-sept ans ouvre le feudepuis sa fenêtre sur des enfants qui jouaientdans la cour de l’immeuble.(14 avril 2021) Il fait beau. Un bel après-midi, ordinaire, un après-midi de mercredi, le soleil éclaircit les murs de béton, les bacs à sable sont vides depuis longtemps, la glycine contre le mur du local poubelles qui fleurit chaque année, sans que Continuer la lecture#mardis | Faits courants… un peu trop

#livre #02 | monde instable

Il est rangé à plat sur une étagère, coincé entre de grands classeurs et des cahiers à spirale 24×32. C’est un vieil atlas, à la reliure flageolante de toile marron qui ne retient plus ses pages, trouvé il y a trois ou quatre ans, il me semble, dans un carton posé sur le trottoir. Il date des années 50 : l’Allemagne Continuer la lecture#livre #02 | monde instable

#livre #02 | ton Atlas

Tout seul, dos au mur, il ne trouve pas de quoi se loger sur les étagères avec les siens, bien plus petits que lui. C’est un géant apparemment sédentaire mais à lui tout seul il est voyage. Il suffit de le poser sur le lit, de l’ouvrir au hasard et de s’abandonner à ce qu’il contient. Il t’a suivie partout, Continuer la lecture#livre #02 | ton Atlas

#livre #02 l Pas d’Atlas

Je n’ai pas souvenir d’un atlas dans la bibliothèque familiale. Je n’ai pas souvenir d’en avoir déjà seulement ouvert un seul. Je n’ai pas souvenir de ces livres immenses, lourds et, magnifiques qu’il fallait porter à bout de bras, poser sur une table ou sur le sol en bois. Et, de son corps, attraper la couverture afin de le déplier Continuer la lecture#livre #02 l Pas d’Atlas

#livre #02 | Points de repère

Sa sœur nous avait donné rendez-vous chez lui après la cérémonie. Un appartement au cinquième étage, vue dégagée sur la ville, qu’il avait laissé s’empoussiérer depuis la mort de sa femme. Ces deux -là avaient vécu cinquante ans sans se lâcher une minute, des inséparables. Arrivés dans le salon, personne n’osait s’asseoir dans le vieux fauteuil élimé qui était devenu Continuer la lecture#livre #02 | Points de repère

#02 (bis) I Je déclare la guerre à…

L’Atlas on le dessine à la craie dans la cour de récréation. C’est une représentation circulaire du monde découpée comme un camembert. Chaque part représente un pays que l’on symbolise avec son initiale : F = France, A = Allemagne, E = Espagne, I = Italie, etc. Ensuite on joue à « Je déclare la guerre à… ». Ce n’est pas Continuer la lecture#02 (bis) I Je déclare la guerre à…