#livre #02 | atlas brouillon

Corps qui ploie, courbure de la nuque, des épaules et du dos ; bras projetés en arrière; homme portant une très grosse boule : un Titan, dit le livre. Atlas qui baisse l’échine sans céder sous le poids de sa charge. C’est la première image. En ronde bosse, ou gravé dans le livre; Atlas plus ou moins fier suivant l’image, Continuer la lecture#livre #02 | atlas brouillon

# le livre comme fiction | #01 bis, le livre comme gestuelle, M. Julien 

Sur la chaise haute au placet en cuir brun tout commence à la table par une prise, souvent à deux mains, parfois une seule. Ici je m’arrime, le dos droit, les pieds amarrés à la barre métallique, je cale le corps pour la liberté du geste. Il est là. Je l’attrape d’une main ou plutôt il me saisit du regard. Puis Continuer la lecture# le livre comme fiction | #01 bis, le livre comme gestuelle, M. Julien 

#livre #01 | Matière formatée

Dans ce bâtiment règne le silence. Les pas sont comptés sont feutrés sont circulaires. Les bouches sont murmure, sont bégaiement, sont hésitation tandis que les yeux qui précèdent le mouvement lent sont eux agitation . Ici. Sur cet îlot dans la ville, les nombreux rayonnages où sont rangés -pardon, classés- les livres craignent les doigts fureteurs. Pas touche s’ils sont Continuer la lecture#livre #01 | Matière formatée

#livre #01bis | Une simple posture

Mais qu’est-ce que tu fais ? Tu lis vraiment ? Comme ça ? Je ne pense pas, non, tu prends la pose oui mais tu ne lis pas. C’est en te regardant que l’on entre dans une histoire. Les traits du visage gainés dans une moue asymétrique, à l’image du reste du corps d’ailleurs. Les sourcils se partagent la tâche. Continuer la lecture#livre #01bis | Une simple posture

#livre #01 bis | la chute d’un livre

Juchée sur la banquette qui longe le mur de livres, elle se hisse sur la pointe des pieds et s’étire autant qu’elle le peut, bras droit levé, sur l’assise meuble. La main gauche a saisi le bord d’une étagère qui tremble, est-elle bien fixée? Au bout du bras qui s’élance, la main se tend, les doigts remuent pour gagner en Continuer la lecture#livre #01 bis | la chute d’un livre

#le livre comme fiction # 01bis | On s’en rappellera pas

Au fond d’une classe agitée, seul.e du fond d’un fauteuil usagé au fond d’un wagon souterrain bondé, du fond d’un lit chaleureux moelleux au fond du rythme cadencé du bus, du fond de gorge d’un bistrot au fond du jour, du fond de la nuit au fond de l’attente, assis.e allongé.e debout, un peu partout au fond. Libre à toi Continuer la lecture#le livre comme fiction # 01bis | On s’en rappellera pas

#livre #01bis | sur le pouce, en noir et blanc

Le recensement parait simple : pour la plupart d’entre nous, sont à disposition les mêmes outils corporels. Main qui tient ou maintient, doigt qui tourne la page avec présence particulière du pouce (pourquoi soudain penser au petit Poucet à propos du pouce qui pousse à poursuivre…un chemin). Les yeux ou le braille pour accéder au mystère de la lecture (déchiffrer, interpréter, Continuer la lecture#livre #01bis | sur le pouce, en noir et blanc

#livre #01 #01bis | ne lire que des pages impaires

On se dit qu’on aimerait toujours ne lire que les pages de droite qui semblent si naturelles à l’oeil, ne dit-on pas belles pages,  et ne plus faire le saut de gauche à droite – sens de lecture– que sur cette même page; d’autant que les pages de droite, ne subissent pas comme celles de gauche – les paires-, déformations et Continuer la lecture#livre #01 #01bis | ne lire que des pages impaires

#livre #01bis | GESTES.

Ce sont, tout d’abord, les yeux. Qui dansent. Qui s’imprègnent. Rapidement. Titre après titre. Quels mots ralentissent le regard ? Quelles images rapprochent le corps ? Quelle conviction intime au bras d’attraper ? Non, pas attraper, jamais attraper mais agrippé, volé, dévoré. Titres, auteur.es. Le corps ressent. Le coeur écoute. Les sens s’éveillent. La tête parfois. Est-ce le bon moment Continuer la lecture#livre #01bis | GESTES.

#construire #11 | La Panne, 8660

La Panne est une ville de Belgique, sur la frontière avec la France. D’un côté Bray-Dunes, sa plage, ses immeubles avec vue sur la mer, sa promenade, odeurs de frites, de gaufres, et de barbe à papa, chichis, glaces selon la saison. De l’autre côté, La Panne, sa plage, ses immeubles avec vue sur la mer, sa promenade, odeurs de Continuer la lecture#construire #11 | La Panne, 8660