#anthologie#05 #Déambulation

Deux fois – je n’ai pas compris ce que j’y faisais – déambulation – va et viens – extérieur à eux – extérieur à tout – extérieur à moi – dedans dehors comme me trouver dans le temps qui est le mien – Mon cerveau me joue des tours parfois – je ne vous comprends pas toujours – votre regard Continuer la lecture#anthologie#05 #Déambulation

anthologie #06 | Wenn au pavé

Seule dans la ruelle, je suis Wenn. Les herbes sous le réverbère se multiplient. Je patiente et la forêt pousse, fluorescente. Accroupie, j’attends la sortie des carabes, la danse des gendarmes, je cherche la faille entre les pavés qui désignera celui que l’on peut soulever. Je suis Wenn, dans le silence de la nuit, je détecte, les ouvertures et les Continuer la lectureanthologie #06 | Wenn au pavé

#anthologie #08(2) | en se levant

il était là depuis au moins six heures, penché sur le loquet de la porte de ma chambre qui ne voulait pas s’ouvrir et, voyant ma figure désolée, il a dit : si vous envisagiez ne serait-ce qu’un instant la chose du point de vue de la porte. Malgré la sûreté de ses gestes rien n’y faisait. Je savais que si Continuer la lecture#anthologie #08(2) | en se levant

#anthologie #08 | La porte

Je me lève et me glisse entre le lit et la télévision suspendue, m’engageant dans le petit couloir. A gauche, la porte de la salle de bain fait face à celle attenante au garage par laquelle je suis entrée deux heures plus tôt. Je ne dispose d’aucune clé, c’est le réceptionniste du motel qui ouvrit cette porte à distance. En Continuer la lecture#anthologie #08 | La porte

#anthologie #08 | deux chambres une porte

On est en juillet. Comme alors. La maison rouge est vide. Elle ne dort plus dans le lit de camp qui a disparu depuis mais dans le grand lit. Absolument seule dans le silence de la maison rouge.  Le halo de la lune fait briller la poignée toute ronde en cuivre de la porte mitoyenne avec l’autre chambre. Elle ne Continuer la lecture#anthologie #08 | deux chambres une porte

#anthologie #04 | maisons

1« Beauté et vérité, mais ces hautes vaguesSur ces cris qui s’obstinent. Comment garderAudible l’espérance dans le tumulte,Comment faire pour que vieillir, ce soit renaître,Pour que la maison s’ouvre, de l’intérieur, Pour que ce ne soit pas que la mort qui pousseDehors celui qui demandait un lieu natal? »(Yves Bonnefoy, Les planches courbes)   Après le déjeuner, avant de repartir travailler, ouvrir la Continuer la lecture#anthologie #04 | maisons

#anthologie #02 | Squadrare

Elle serait de dos. Les couleurs seraient vives, la lumière envahirait la pièce. Elle serait assise à la table de la salle à manger. Au-delà d’elle, la table octogonale en bois, oui octogonale, avec ses rayures du temps de cette table de plus de cinquante ans, tant de coudes posés, tant de conversations, les journaux du jour encore intacts, la Continuer la lecture#anthologie #02 | Squadrare

#anthologie #08 | ce que je sais de la voisine

j’ai vu les feuilles du lierre s’agiter étrangement sur ma droite. La bibliothèque qui logeait son pot n’y était pour rien. Pour imiter la plante, les pages du livre que je tenais ont rempli leurs voiles d’une brise qui aurait dû venir de la fenêtre mais que j’avais fermé plus tôt à cause du froid. J’ai pris le vieux ventilateur Continuer la lecture#anthologie #08 | ce que je sais de la voisine

#anthologie #03 | graine d’inconnu

Je l’ai ramassée, je l’ai mise dans ma poche, je l’ai ramenée chez moi, je l’ai posée sur mon bureau, elle est toujours là. Elle me regarde, je la regarde, je la garde, je la touche souvent. Elle est lisse, douce, brillante, marron, la forme d’un cœur. Une graine en forme de cœur, c’est une graine je le sais. Je Continuer la lecture#anthologie #03 | graine d’inconnu