#chroniques #00 | prologue

4 La Fabrique des fous. Psychiatrie. Enfermement. Cachets. J’entre à la clinique psychiatrique, pour une dépression due à une séparation. Plus de l’alcoolisme. Jeu à l’intérieur des chambres et des salles communes. Description de femmes aimées. Aux urgences de Toulon, en 2013 on m’a injecté du poison jaune, du venin qui me rend fou et fatigué. S. me parle du Continuer la lecture#chroniques #00 | prologue

#chroniques #00 | prologue

Et le monde (ou ce qu’il en reste) ? Globalement, il suffoque et nous avec. Le réel et encore le réel : Canicule. Sur la route, le remous des grands arbres à la peine. Sur le béton brûlant, guetter un soupçon d’air. Les passants aveuglés par l’éclat des pare-brise. Je rentre chez moi, j’ai chaud et mal à la tête. Continuer la lecture#chroniques #00 | prologue

#chroniques #00 | Retard brûlant

1/ Dans quel état il est l’Etat ? 2/ Il y a de l’air mais j’ai la peau qui brûle. Seulement la peau, pour le moment, le sang est encore frais. « L’âge s’inscrit dans le corps » dit le texte. « Tu n’as pas pris une ride » elle m’a dit samedi. Je ne vieillis pas, certes. Je m’épaissis. Fatiguée, je lutte pour Continuer la lecture#chroniques #00 | Retard brûlant

#chronique #00 | chantier d’écriture

1 | Du monde L’état du monde? Désespérant, si nous cessons d’espérer. Et d’agir. Ensemble.  2 | Le réel, le réel, le réel, encore le réel  11h-17h samedi 4 juillet 2026Chaleur, malaise, gorge sèche, vite le ventilateurLe vent qui a viré au sud secoue les feuilles de la glycine, les cigales crissent, un coq chanteFlottement, attention, attente. Est presque là Continuer la lecture#chronique #00 | chantier d’écriture

#chroniques #00 | Juste ce qu’il faut de fraîcheur à des enfants sur une plage

Au milieu du rectangle immaculé, le manuscrit imprimé pour relecture trace la seule fenêtre sur l’extérieur, celle où passera l’oracle de mon avenir littéraire. Le signe s’en dégagera des 140 501 caractères. Continuer la lecture#chroniques #00 | Juste ce qu’il faut de fraîcheur à des enfants sur une plage

#chroniques #00 | Le poisson rouge

2 Une bande de jeunes déambulent, désœuvrés dans les rayons de la bibliothèque sans attirance pour les livres, clones titubants, cliquetis de claquettes, frottements de semelles, téléphones à la main, l’œil chevillé à l’écran. Agacée par ce va et vient, la responsable intervient « mais madame on révise le brevet ». Une vieille dame sourit à la cantonade, une guirlande Continuer la lecture#chroniques #00 | Le poisson rouge

#chroniques #00 | prologue

1 — Le monde ?Le monde, quel monde ? celui qui a trop chaud ? qui va avoir trop chaud ? qui le sait depuis longtemps mais qui se cache les yeux derrière sa grasse patte, sa patte si bien graissée ? Alors chanter partout qu’il faut planter des arbres. Et puis dans quelques mois, quand l’hiver sera revenu, ou au moins le frais automne, Continuer la lecture#chroniques #00 | prologue

#chroniques #00 | le prologue

1. le monde Comment ça va sans dire 2. le réel 6h La fenêtre ouverte sur la rue, rez-de-chaussée.6h15 Soleil bas, bitume orangée, ligne blanche infranchissable.6h30 Chat qui ronfle, me colle, me bave, se blottit. 6h45 Les titres de la presse 7h As-tu bien dormi ?7h15 Bruit du passage du café très chaud.7h30 Douche malgré tout7h45 Des brides sur ses Continuer la lecture#chroniques #00 | le prologue

chroniques #00 | prologue

1 | du monde Comment va le monde ? Maintenant, là tout de suite, mi-figue mi-raisin, tous deux loin d’être mûrs mais déjà rabougris. 2 | le réel Le vent frais par la fenêtre qui fait voler les branches des arbres et les feuilles de la salle. La robe fleurie de l’AESH, comme un soupçon d’optimisme et d’encouragement en plus Continuer la lecturechroniques #00 | prologue

chroniques #00 | prologue

1/du monde que nous réserve le futur ? nous sommes à un point de bascule de l’histoire de l’humanité. pile ou face, qui sait où nous serons jetés sera-ce dû à un choix, des conséquences, une contingence miraculeuse ? la bascule semble pencher d’un côté mais de nos jours les médias mentent de plus en plus, arrangent à leurs guises Continuer la lecturechroniques #00 | prologue