#chroniques #01 | oiseaux

1.Le monde Un monde qui s’arrête pour fixer un ballon est un monde qui ne tourne pas rond (des hackers sont parvenus pirater la FIFA : à l’heure des matchs, tous les écrans s’éteignent et cette phrase est diffusée pendant une heure trente). 2. Carrefour Trois chemins. Un banc de bois vermoulu. Un deuxième tronc. L’ancien banc. Le panneau. Flèches jaunes Continuer la lecture#chroniques #01 | oiseaux

# Chroniques #01 | Wonderful world

L e Monde chante “What a Wonderful World” la terre vacille. Mon pied droit décide du rythme de ma marche le pied gauche suit. Méthode instinctive. Mon squelette avance seul détaché. Écrire est une méthode un plan une structure indépendante. Je pensais que mes symptômes unipolaires me rendraient plus simple ils m’ont rendu plus sauvage. J’arpente un monde qui n’est Continuer la lecture# Chroniques #01 | Wonderful world

#chroniques #01 | sur les bords

3- Je me réveille dans la nuit, pas tout à fait. J’évite l’heure. L’heure figure le jour, ses rythmes, ses preuves. Quelque chose en moi continue de dormir, veille autrement. Comme on habite une frontière sans choisir sa terre. Je ne connais que la vie sur les bords. Ni dormir ni me lever : tenir dans l’entre-deux, lignes posées l’une sur Continuer la lecture#chroniques #01 | sur les bords

#chroniques #00 | langue inversée

1- Comment va le monde ?Les mondes tu veux dire ? Et une terre porte. 3- On a cette façon, parcourir les lignes de droite à gauche comme d’écrire le monde dans la langue inversée, la première. On se souvient de ça : corps qui tourne à droite, s’arrête. Ce tableau surgi, hauteur inattendue. Il est là. Elle est là plutôt, une femme Continuer la lecture#chroniques #00 | langue inversée

#chroniques #01 | Un monde qui

1 – « un monde qui jamais seul au bord des drames au bord des larmes se teinte de brun » 2 – sur pilotis de béton éventré le bâtiment se meurt sur le boulevard abandonné cerné de barrières de chantier rouge/blanche – m’apparaissent ce qui pourrait avoir été des portes – deux rectangles noir – autour les murs déploient Continuer la lecture#chroniques #01 | Un monde qui

#chronique #00 | huile moteur

DU MONDE — Comment déblayer le monde de ses encombrants ? — Lire de la fiction, de la poésie et des essais, s’informer, aussi sur des plateformes indépendantes, voter, confronter les points de vue de chacun pour les nourrir, les élargir, s’ouvrir à d’autres réalités que la sienne, et s’impliquer dans des initiatives citoyennes. ÉCRIRE AVEC CLARICE LISPECTOR Ce qui Continuer la lecture#chronique #00 | huile moteur

#chroniques #01 | néon dans la nuit

Néon dans la nuit Un monde médiocre, obstrué, ne mérite pas qu’on l’habite. Réel, réel : un carrefour Il y a un panneau jaune, indicateur des grands chemins, qui dit là-bas par là en deux heures ou bien là-bas par ici en deux heures trente, mais d’un côté il y a l’ombre des mélèzes – au moins au départ – et Continuer la lecture#chroniques #01 | néon dans la nuit

#chroniques #01 | les yeux de biche

1 – Le mondeOn nous dit, et voilà vérité, que c’est partout déréglé, déboussolé, décati, tout en folie, le sang le vent. Nous le voyons et le vivons.Mais c’est le monde entier qui vous parle, par tant de voix bâillonnées.Où que vous tourniez, c’est désolation. Mais vous tournez pourtant.Edouard Glissant, Traité du Tout-Monde 2 – Le carrefour Je me suis Continuer la lecture#chroniques #01 | les yeux de biche

#chroniques #01 | en crabe

1 — le monde ? Le monde avance en crabe, il regarde dans un sens et marche dans un autre 2 — dans la clairières’asseoir sur le tronc couché du bouleau déraciné au milieu de la clairière, c’est une sorte de parc, d’arène, de monde un peu clos qui rassure vaguement sur le tranquille, devant, une petite butte avec des arbres adultes, Continuer la lecture#chroniques #01 | en crabe

#chroniques #00 | nomade

1 | Du monde Jean Giono Le chant du monde.« Seul. Seul dans le temps, seul sur la terre. Mourir demain sans laisser de vide en personne. » 2 | Le réel, le réel, le réel, encore le réel  – 5h30. Fraîcheur presque vive. J’ai rêvé que je pleurais. Pourquoi pleurais-je dans mon rêve ?– Yoga, le corps s’étale comme une crèpe Continuer la lecture#chroniques #00 | nomade