chroniques #01 | au carrefour de l’archipel

1 | DU MONDEun monde qui se glisse entre les lignes et nous observe l’observant, riant de nous 2 | LE RÉEL Tristesse d’un carrefour un dimanche de feu : pharmacie, fermée : boulangeries, fermées : tabac, fermé : coiffeurs, fermés : fleuriste, fermé : opticien, fermé : Vival ouvert : légumes et fruits en façade, asséchés, cuits par la chaleur : une mère y entre avec trois enfants, Continuer la lecturechroniques #01 | au carrefour de l’archipel

#chroniques #01 l Souffle

1 l Du monde « LE MONDE AVAIT POURTANT DIT QU’IL RESPIRERAIT, IL A DU PRENDRE FROID. IL TOUSSE. » Certaines fois répondre à la question, c’est interrompre le souffle. C’est toujours intérieur. Il y a le temps de l’écoute. Le moment où les yeux sont fermés. Quand les sons se perdent dans le bruit puis recommencent à être inaudibles. Depuis le Continuer la lecture#chroniques #01 l Souffle

#chroniques #01 | dans la chaleur

1 Le monde qui vient ne laisse aucune chance aux animaux mammifères dont nous sommes  2 panneau d’affichage|dans onze minutes le train|pancarte sur un mur|interdit de fumer|vapoter est interdit|aucune zone à l’ombre|dans sept minutes le train|nulle part où s’assoir|deux reposes fesses en plein soleil|une voix dans un haut-parleur|s’éloigner de la voie|bleue la rame 3 Toujours un mauvais rêve suspend son Continuer la lecture#chroniques #01 | dans la chaleur

#chroniques #00 | prologue

4 La Fabrique des fous. Psychiatrie. Enfermement. Cachets. J’entre à la clinique psychiatrique, pour une dépression due à une séparation. Plus de l’alcoolisme. Jeu à l’intérieur des chambres et des salles communes. Description de femmes aimées. Aux urgences de Toulon, en 2013 on m’a injecté du poison jaune, du venin qui me rend fou et fatigué. S. me parle du Continuer la lecture#chroniques #00 | prologue

#chroniques #00 | prologue

Et le monde (ou ce qu’il en reste) ? Globalement, il suffoque et nous avec. Le réel et encore le réel : Canicule. Sur la route, le remous des grands arbres à la peine. Sur le béton brûlant, guetter un soupçon d’air. Les passants aveuglés par l’éclat des pare-brise. Je rentre chez moi, j’ai chaud et mal à la tête. Continuer la lecture#chroniques #00 | prologue

#chroniques #00 | Retard brûlant

1/ Dans quel état il est l’Etat ? 2/ Il y a de l’air mais j’ai la peau qui brûle. Seulement la peau, pour le moment, le sang est encore frais. « L’âge s’inscrit dans le corps » dit le texte. « Tu n’as pas pris une ride » elle m’a dit samedi. Je ne vieillis pas, certes. Je m’épaissis. Fatiguée, je lutte pour Continuer la lecture#chroniques #00 | Retard brûlant

#chronique #00 | chantier d’écriture

1 | Du monde L’état du monde? Désespérant, si nous cessons d’espérer. Et d’agir. Ensemble.  2 | Le réel, le réel, le réel, encore le réel  11h-17h samedi 4 juillet 2026Chaleur, malaise, gorge sèche, vite le ventilateurLe vent qui a viré au sud secoue les feuilles de la glycine, les cigales crissent, un coq chanteFlottement, attention, attente. Est presque là Continuer la lecture#chronique #00 | chantier d’écriture

#chroniques #01 | Clarice Lispector, 1ère semaine

• le sommaire, les docs d’appui, la lettre de coordinationune page unique pour le sommaire, les docs à téléchargerainsi que pour les inscriptions et la lettre de coordination; • ce samedi 4 juillet 2026, après le prologue, première semaine du cycle été et même configuration en cinq rubriques: , vous trouverez via lien ci-dessus le PDF double page avec l’ensemble Continuer la lecture#chroniques #01 | Clarice Lispector, 1ère semaine

#chroniques #00 | Juste ce qu’il faut de fraîcheur à des enfants sur une plage

Au milieu du rectangle immaculé, le manuscrit imprimé pour relecture trace la seule fenêtre sur l’extérieur, celle où passera l’oracle de mon avenir littéraire. Le signe s’en dégagera des 140 501 caractères. Continuer la lecture#chroniques #00 | Juste ce qu’il faut de fraîcheur à des enfants sur une plage

#chroniques #00 | Le poisson rouge

2 Une bande de jeunes déambulent, désœuvrés dans les rayons de la bibliothèque sans attirance pour les livres, clones titubants, cliquetis de claquettes, frottements de semelles, téléphones à la main, l’œil chevillé à l’écran. Agacée par ce va et vient, la responsable intervient « mais madame on révise le brevet ». Une vieille dame sourit à la cantonade, une guirlande Continuer la lecture#chroniques #00 | Le poisson rouge