# arts de la fiction # 02 | gare Val Nord

Cette fois-là, on est partis en bus. Pour l’aéroport. Beaucoup d’entre eux n’avaient jamais pris l’avion. Le train si. Transilien tous les jours, on sait : être à huit heures en classe, d’où qu’on vienne. Sinon ça se complique, tu dois expliquer pourquoi tu es en retard. Est acceptée ou pas ton explication. Alors pour ne pas risquer de manquer l’histoire, Continuer la lecture# arts de la fiction # 02 | gare Val Nord→

arts de la fiction #2 | chemins qui ne mènent nulle part

Les premières gares qui viennent à la mémoire n’ont pas de train. Un nom seulement, un abri en béton ou ciment, un ancien panneau. Ni train ni rail. Des vignes, des chemins de traverse, et cet abri pour discuter, rêver, s’embrasser. Ribaute. Une gare peut en cacher une autre, autre gare sans train, sans voie ferrée, souvenir d’un souvenir, gare Continuer la lecturearts de la fiction #2 | chemins qui ne mènent nulle part→

art de la fiction #01 | photos

26092026… Atelier FB | Allez, on essaie, le nouvel atelier de f. Après le Livre comme fiction, au printemps, l’Art de la fiction d’automne.D’abord, avec Michel Butor, Matière de rêves : « Non pas les notes au réveil, mais la forme du récit de rêve travaillée pour exploiter de nouveaux gisements. La vie quotidienne y passe bouleversée parmi ses revers Continuer la lectureart de la fiction #01 | photos→

Arts de la fiction #02 | Récits de gare. Gare aux récits

Gare St Lazare. Elle n’a pas 16 ans, cette fille, qui crie, qui hoquette, qui sanglote le visage défiguré par le choc. Elle pleure, elle se mouche dans son écharpe. On vient de lui arracher son sac, par surprise, avec violence. C’est comme si elle se retrouvait nue, là, au milieu de la foule. Elle n’a plus rien. Dans son Continuer la lectureArts de la fiction #02 | Récits de gare. Gare aux récits→

# 02-Arts de la fiction # Ce serait déjà ça

Albert Helter – Le Départ des poilus, août 1914. MES GARES GARE DE L’EST La gare de l’Est pour lui, c’est comme l’église du quartier – on l’entend de loin, c’est un repère au même titre que la mairie ou l’école – un bâtiment paysage. Arrivée devant cet ex-embarcadère ferroviaire de Strasbourg (sa ville de naissance), il ne manque jamais Continuer la lecture# 02-Arts de la fiction # Ce serait déjà ça→

arts de la fiction #02 | couleur temps

un verre de vin • en milieu d’après-midi • à la descente d’un train • drôle d’envie • la rainure entre le marche-pied et la gare, une fente noire, yeux baissés, abîme de la pensée vers l’insoupçonné des rails, le sous-ventre du wagon, ses tuyaux comme des entrailles • un pas suffit à franchir à la fois le seuil de Continuer la lecturearts de la fiction #02 | couleur temps→

arts de la fiction #02 | Burscough Bridge, 2005 

Le soleil au zénith éclot d’un été doux quand il lui faut deux poussées nerveuses pour ouvrir la vieille porte de bois noire raclant le dallage de terre cuite, le visage rougi par la vapeur, perlé sous ses cheveux blonds mouillés, me rejoignant, déjà prêt à partir mais encore allongé sur le matelas double, jeté à même le sol de Continuer la lecturearts de la fiction #02 | Burscough Bridge, 2005 →

 #02# Julien Gracq, Laroche-Migennes

Chrysalide À onze ans, j’attends seule ma correspondance à Laroche-Migennes, par une journée d’été. Je suis descendue d’un train et l’autre arrivera sur le même quai. À l’arrivée, quelqu’un m’attendra. Je le sais. Mais pour l’instant, personne ne m’attend. Le quai est presque vide. Le contrôleur porte une chemise claire sous sa veste et tient sa casquette d’une main tandis Continuer la lecture #02# Julien Gracq, Laroche-Migennes→

#arts de la fiction #02 | attente, et un peu plus

S’asseoir dans une gare. S’asseoir et attendre. Une arrivée, un train en partance. Attendre que le temps passe. Arroser son jardin intérieur, cultiver l’ennui. Fermer les yeux, même, si l’occasion se présente, il y a des graines qui ne germent que dans le noir. J’ai rencontré Hippolyte dans un hall de gare. Il parlait avec Monsieur Goulouja que je croyais Continuer la lecture#arts de la fiction #02 | attente, et un peu plus→

Arts de la fiction #02 | ligne de ravitaillement

Parce que ça se passe au début, on n’a aucune idée des choses déjà là, ou naissantes. C’est comme ouvrir un théâtre de carton pour enfant où il faut installer le décor, fragmentaire, quelques plaques récurrentes, l’une avec la forêt, la découpe des arbres, l’autre un cerf, ses bois tout ajourés, et un buisson, un seul, rond, qu’on enfonce par Continuer la lectureArts de la fiction #02 | ligne de ravitaillement→