hors-série #2 | Reporter

Le mot «Reporter» est gravé sur la coque grise mais aucune marque n’apparait sur le corps de l’appareil lui-même. Il est en plastique rigide, d’un gris plus foncé que celui de la coque, bordé de métal et d’une extrême simplicité: un bouton pressoir, une molette avec une flèche noire sur le dessus et deux encoches permettant probablement d’insérer un flash. Continuer la lecturehors-série #2 | Reporter

autobiographies #06 | train couchette

le corps assis sur le banc à lamelles de bois blond qui collent à la peau des cuisses, s’y impriment, le bruit de ventouse qui lâche à soulever une jambe de temps en temps, puis l’autre, habillé d’une robe trop courte pour les protéger,  la pelle rouge rangée tout au fond du porte-bagage à treillis métallique bien parallèlement à la Continuer la lectureautobiographies #06 | train couchette

#L13 | toquée

Toquée toquée toquée j’ai l’soupirail à l’envers il parait qui a dit ça ? trou de mémoire décousue la cervelle toquée qui a dit ça en premier pas moyen de revoir les yeux pas moyen de revenir sur l’image soupirail à l’envers ça les a fait marrer c’est resté la cave au grenier que j’aurais la tête en rase moquette et Continuer la lecture#L13 | toquée

autobiographies #04 | les amies de ma mère

Ma mère s’appelait Noëlle. On en plaisantait bien. Entre la mère Noël et l’écologiste nous avions le choix. D’où un goût, une attention, pour les noms qui disent des mots. Longtemps après son décès survenu quand j’étais jeune, replonger dans son univers, dans cette époque des années cinquante, voir écrits le nom des lieux qu’elle fréquentait, le nom des personnes Continuer la lectureautobiographies #04 | les amies de ma mère

autobiographies #06 | nuit marine

Golfe de Gascogne, cap sur Gijon, on a vu le soleil se coucher et la côte disparaître, et, parce que la mer est plate et que le voilier a trouvé sa bonne allure, on se prend à oublier l’eau et le nez en l’air à naviguer dans les étoiles, à en choisir une, puis une autre, à les nommer sans Continuer la lectureautobiographies #06 | nuit marine

DIRE | la revue, un prolongement naturel des ateliers

Je m’en suis expliqué début septembre : c’est l’étage supplémentaire et logique à cet espace Patreon, désormais fusionné avec l’atelier d’écriture hebdo et permanent,  qu’il devienne réellement espace commun de partage et propulsion, expérimentation, découverte, plaque tournante vers blogs et chaînes. Donc une revue qui sera semestrielle en version imprimée, avec sommaire déjà en constitution,  chaque fois un artiste visuel Continuer la lectureDIRE | la revue, un prolongement naturel des ateliers

#L13 | au mouillage 0,1 et 2

Imprimé et recopié, deux fois comme dit dans la consigne. Mais avec en tête la suite de l’histoire, d’où le passage au « je ». La méthode m’a beaucoup plu pour les petites corrections, vocabulaire, phrases trop longues ou trop courtes… Mais difficile pour moi de voir les gros changements à faire sur la structure du texte, parties entières à enlever, rajouter, Continuer la lecture#L13 | au mouillage 0,1 et 2

Autobiographie #01- paysages intérieurs bis

Au cœur de la grande ville. Elle. Petite, courte, droite, descendant vers la mer, comme l’eau du caniveau. Microcosme du vaste monde. Elle. Le Sud tout entier. Va et vient de la vie, jouer, fuir, aimer, y vivre tout simplement. Elle. Issue de secours des misérables choses vivant derrière ses murs. Au cœur de la grande ville, un terrain vague, Continuer la lectureAutobiographie #01- paysages intérieurs bis

#L13 | quatrième de couverture.

Version de départ : Une ville et son port en déclin, accrochée au-dessus de l’océan. Un homme à l’allure de gratte – papier débarque. Il revient. Il revient pour la retrouver Elle, une dernière fois. Il revient comme un fugitif. Mais personne ne l’a oublié. Il semble sur ses gardes mais ne réalise pas combien il est attendu. On le laisse, Continuer la lecture#L13 | quatrième de couverture.