# le livre comme fiction #06 | Porter le même prénom.

Elle sourit dans le médaillon, alors qu’il n’y a pas de quoi, pas de quoi se réjouir… Je ne veux pas la lire. La fin, on la connaît. C’est toujours ce qu’on en dit en premier. Alors pourquoi ce sourire sur la couverture ? A -t-elle vraiment cru qu’elle allait s’en sortir ? C’est une lecture obligatoire. Alors tu lis. Tu lis Continuer la lecture# le livre comme fiction #06 | Porter le même prénom.

# le livre comme fiction #06| Méïpe

Il suffit parfois de deux pages, dans une police de caractère bleutée, à la taille suffisamment grande, et l’épure d’un dessin représentant la silhouette d’une fillette à laquelle s’identifier, pour hameçonner un regard d’enfant. Le livre s’ouvre encore de lui-même à la page préférée, dans ce recueil de Pages choisies et Lectures suivies à la destination des enfants du Cours Continuer la lecture# le livre comme fiction #06| Méïpe

# le livre comme fiction#06 Interdits

Au départ, c’était plutôt le dessin. Les longues après midi tranquilles dans la cuisine et le bruit du pinceau trempé dans le verre d’eau. Tenter de faire aussi bien qu’elle. Penser y être parvenue. Elle a quatre ans de plus, on s’illusionne. Plus tard elle sera la chouchoute de son prof de dessin et on sera celle des profs de français Continuer la lecture# le livre comme fiction#06 Interdits

#livre # 06 | Le livre et l’assassin

— Va te coucher, Léo. Va te coucher, je vais te lire une histoire. Mme Chautard voulait tuer son chat. Il était malade. Léo aimait bien les histoires de façon générale. Elles l’aidaient à s’endormir. Il entrait dans les histoires accompagné par la voix de sa mère. Une voix douce et tendre dans laquelle il se lovait pour laisser aller son imagination. Continuer la lecture#livre # 06 | Le livre et l’assassin

le livre comme fiction, #06 D’autres vies

J’étais une enfant sage, une aînée qui se devait d’être modèle pour la tribu. Il fallait filer droit, mais j’avais la permission de lire tant que je rapportais de bonnes notes de l’école. Et la petite fille remuante qui aime sauter courir grimper nager, mais qui aime aussi beaucoup la lecture, trouve toujours du temps pour lire. Elle a toujours Continuer la lecturele livre comme fiction, #06 D’autres vies

# livre comme fiction # 06 | à travers elle

Rien n’est certain. J’ai entre dix et onze ans, il y a bien là une charnière — un domaine quitté pour toujours. Puis un autre, un inconnu qui m’encercle. Les granges de l’autre cour n’ont pas encore brûlé, les parents n’ont pas expliqué pourquoi le déménagement et je suis perdue — tu as de la chance, tu as un an Continuer la lecture# livre comme fiction # 06 | à travers elle

le livre comme fiction #06 (2) I Un livre ça ne devrait jamais finir

Un livre ça ne devrait jamais finir, comme les illustrés fabriqués par le frère et cousus main, qu’elle découvrait chaque samedi matin en rentrant de l’école sous son oreiller et qu’elle dévorait aussitôt, même si c’était l’heure de manger et durant sept jours elle les relisait, décortiquant chaque planche de BD, s’émerveillant de détails découverts à chaque nouvelle lecture, en Continuer la lecturele livre comme fiction #06 (2) I Un livre ça ne devrait jamais finir

le livre comme fiction #06 (1) I Pourquoi je n’ai jamais réussi à lire Jules Verne

Ils disaient  :  touche pas aux livres de ton frère, ce sont des livres pour garçons. Je regardais les quelques Jules Verne alignés derrière la porte vitrée de la petite bibliothèque en bois sombre posée contre le mur granité qui courait jusqu’à l’immense fenêtre orientée nord – toujours froide même en été – avec derrière, en contrebas,  le pré de Monmon Continuer la lecturele livre comme fiction #06 (1) I Pourquoi je n’ai jamais réussi à lire Jules Verne

#le livre comme fiction #06 |Le goût de vivre

Deux. De l’enfance dans sa bibliothèque il ne reste que deux livres. Le Petit Prince et Premier livre de poésie. Sa mère, toujours à l’affut des dernières nouveautés, avait dû acheter ce recueil illustré grand format au moment de sa parution, octobre 1987. La petite avait onze ans. Le bon âge pour se glisser dans la peau du poète qui Continuer la lecture#le livre comme fiction #06 |Le goût de vivre

# livre #06 | fiction

c’est peut-être que j’ai toujours eu sept ou huit ans de retard – en arrivant sur ce continent-ci – et depuis toujours (tu ne fais pas ton âge a-t-on coutume de m’envoyer) un peu comme ce pays-ci vis à vis de son allié d’outre-atlantique (les alliances se rompent, c’est vrai aussi) et son rêve illusoire et cauchemardesque – un peu Continuer la lecture# livre #06 | fiction