#livre #06 | de voix et de livre

D’abord on me raconte. Ou plutôt on me joue, me psalmodie, me chante. Je suis de maisons où l’on joue, jouait, avait joué, jouerait encore.. Mêmes vieilles leurs voix s’exclament se masquent et se démasquent. Les histoires prennent corps. D’abord la chèvre: le papé fait tonner l’histoire; la chèvre disparait dans le ventre du loup. Effroi. Sanglot. Vraies-fausses larmes du Continuer la lecture#livre #06 | de voix et de livre

#06 le livre comme fiction #06 | Des signes et des pistes

L’enfant, assis sur ses talons, se penchait sur le gros livre. Pas encore capable de lire le texte, il regardait les illustrations, surtout une, toujours la même. Il connaissait l’histoire, sa grand-mère la lui avait racontée. Une histoire qui faisait peur, à cause de la sorcière. Une sorcière qui engraissait les enfants pour les faire cuire et les manger. Hansel, Continuer la lecture#06 le livre comme fiction #06 | Des signes et des pistes

#livre #06 | Rose-Oui

Rose se demande souvent d’où viennent ses personnages — êtres réels ou imaginaires, créatures fantômes aux multiples JE cachés. Leurs existences pourraient-elles se révéler au grand jour sur une page de livre avec en prime une trace d’elle quelque part ? Surviennent parfois chez Rose des échappées, des glissements de petite enfance difficile à saisir, tant ils sont fuyants et d’un autre Continuer la lecture#livre #06 | Rose-Oui

#livre #06 | Rose.Non

Dédicace au « jeune-homme qui… » « Me mouvoir dans les trous — espaces sans parole sur papier meurtri — de là est née mon écriture ». Rose …… Tout en bas, de la haut, têtes d’épingle, de visages tendus vers ROSE la lumière, le soleil—au bord de l’arche en acier tout rouillé, plateforme du pont de levage, ancienne gare, vestige industriel sur friche Continuer la lecture#livre #06 | Rose.Non

#livre #06 | Le Banquet des Ombres

Ça faisait quelques jours qu’el y pensait, sans réussir à se souvenir d’où el avait entendu parler de ce livre, mais ça lui était resté en tête, comme une comptine pour enfant. Alors l’idée d’entrer là où el n’était encore jamais rentré seule, dans cette salle dont tous les professeurs parlaient à la rentrée puis s’ingénier consciencieusement à oublier pour Continuer la lecture#livre #06 | Le Banquet des Ombres

#le livre comme fiction #06 | des souris dans les poches

Tu es née à l’écriture. Un jour c’est arrivé. Tu es née à l’écriture qu’ils disent, qu’ils croient. Rien ne l’annonçait pourtant. Des livres autour, presque pas. À peine quelques-uns comme tu l’as déjà écrit quelque part. Rien de consistant. Rien qui ne modifiait en toi les marges du côté des mots. Tu aimais les images, les petits cartons à Continuer la lecture#le livre comme fiction #06 | des souris dans les poches

#livre #06 | Je ne sais plus ne pas écrire

Je ne décide pas de ce que je lis avant longtemps. Avant le collège ? Probable. Trop confiant. Trop sage. Trop soumis pour réclamer ou émettre un avis. Albums offerts. Livres ou revues ramenés de lieux inexistants – je veux dire par là que j’ignore, très longtemps, ce qu’est une librairie. Mes lectures sont suggérées – jamais imposées, mais on Continuer la lecture#livre #06 | Je ne sais plus ne pas écrire

#livre #06 | Laure Malaussène

Bien sûr qu’on m’achetait des livres : Martine à la ferme Martine à la montagne et Martine fait le ménage. Martine : une petite fille à l’enfance délicieuse qui n’était pas moi d’autant plus qu’elle avait un chien Patapouf alors que j’étais seule. C’était trop lisse, bien qu’à cette époque je n’aurais pu le formuler. Je préférais les héroïnes plus âgées. Aggie Continuer la lecture#livre #06 | Laure Malaussène

#livre #06 | La boucle du vent

Ivanovitch. Ivanovitch qui va plus vite que le vent. Illitch Ivanovitch, parfois nommé le bel Ivanohé, qui de son épée peut trancher le vent. Illitch Ivanovitch, le fils du tsar, dont les dorures calligraphie la page et ses cheveux longs qui toujours cachent son visage. Ivan. Ivan qui fuit le vent, Ivan qui confronte le vent, Ivan qui toujours s’arrête Continuer la lecture#livre #06 | La boucle du vent

#livre #06 | (sans titre, senza titolo)

Je n’ai pas vu mon grand-père depuis au moins la seconde moitié des années 1990. Personne n’a eu besoin de me l’apprendre ni de me le faire remarquer (ni subtilement ni avec insistance), mais au fond de moi, j’associe mon grand-père au tracteur – le souvenir de l’un sur le souvenir de l’autre, superposés en une seule chose. Peut-être que, Continuer la lecture#livre #06 | (sans titre, senza titolo)