arts de la fiction #02 | Sentralstasjon

les valises roulant le long du quai / Oslo, 30 juillet / gare centrale, l’arrivée et la fin prochaine du voyage / le corps déplié, encore engourdi, avec sac et valises dans le flot des voyageurs / tant d’heures assise derrière une fenêtre / un grondement lourd se mêle au roulement des valises le long du quai / avançant vers les Continuer la lecturearts de la fiction #02 | Sentralstasjon→

#Arts de la fiction #02 | Le mal de la mer  

 Ici pas de train. Ni à l’arrivée ni au départ. Des voyageurs avec des sacs, des valises, des vélos, des chiens, tous plus nombreux l’été que l’hiver. Ici pas de kiosque à journaux racoleurs, pas d’enseignes aguicheuses. Une buvette, sans prétention dans le décor et le prix d’un café ou d’une tartelette. Ici pas de machines pour acheter un billet. Continuer la lecture#Arts de la fiction #02 | Le mal de la mer  →

#arts de la fiction #02 | le quai des malades

Depuis la voie 9, tu examines la grande largeur du quai qui semble destiné à accueillir une armée de géants. L’espace dépourvu des bancs et des poteaux, des infrastructures habituelles des gares, le regard ne bute sur rien et peut aller se noyer dans le halo blanc du brouillard qui descend jusqu’aux limites du sol dessinant simplement une vague de Continuer la lecture#arts de la fiction #02 | le quai des malades→

#artsdelafiction #2 Gare à Liège !

J’ai pris un bus, un avion et un train. Je suis sonné, mais je finirai à pied, dans le déséquilibre d’un pas après l’autre. Marcher jusqu’à la Galerie Nadja Vilenne, sans passer par l’hôtel. Cette pensée m’accompagne depuis des semaines à présent.
Continuer la lecture#artsdelafiction #2 Gare à Liège !→

# 02-Arts de la fiction # Ce serait déjà ça

Albert Helter – Le Départ des poilus, août 1914. MES GARES GARE DE L’EST La gare de l’Est pour lui, c’est comme l’église du quartier – on l’entend de loin, c’est un repère au même titre que la mairie ou l’école – un bâtiment paysage. Arrivée devant cet ex-embarcadère ferroviaire de Strasbourg (sa ville de naissance), il ne manque jamais Continuer la lecture# 02-Arts de la fiction # Ce serait déjà ça→

arts de la fiction #02 | couleur temps

un verre de vin • en milieu d’après-midi • à la descente d’un train • drôle d’envie • la rainure entre le marche-pied et la gare, une fente noire, yeux baissés, abîme de la pensée vers l’insoupçonné des rails, le sous-ventre du wagon, ses tuyaux comme des entrailles • un pas suffit à franchir à la fois le seuil de Continuer la lecturearts de la fiction #02 | couleur temps→

# arts de la fiction # 02 | 52 mots

sans crier gare rails rouages assassins trains indicibles Plaque tournante, motrice, wagons, rails, gares, quais, autant de lieux qui, toujours, associent dans ma tête la déportation et son indispensable logistique. Sans doute cela explique-t-il en partie mon absolue incompréhension de la passion addictive de mon père pour les trains, fussent-ils miniatures.

arts de la fiction #02 | Burscough Bridge, 2005 

Le soleil au zénith éclot d’un été doux quand il lui faut deux poussées nerveuses pour ouvrir la vieille porte de bois noire raclant le dallage de terre cuite, le visage rougi par la vapeur, perlé sous ses cheveux blonds mouillés, me rejoignant, déjà prêt à partir mais encore allongé sur le matelas double, jeté à même le sol de Continuer la lecturearts de la fiction #02 | Burscough Bridge, 2005 →

arts de la fiction #02 | Que faire ?

Il y a des gens partout. Elle en a pour une heure d’attente et les rares places assises sont prises, les gens sont assis par terre, partout où il y a un espace libre, avachis, scotchés à leur téléphone pour tuer le temps. Ça grouille, ça parle fort, des bribes de podcasts ou de vidéos circulent dans l’air mêlés aux Continuer la lecturearts de la fiction #02 | Que faire ?→

#arts de la fiction #01 | Descente

Je suis dans une grotte ; il fait nuit. La couverture bouge. Les enfants respirent, soulèvent le tissu, qui retombe aussitôt. Je marche vers la sortie. La couverture ne bouge plus. J’accélère le pas, pose ma main sur la paroi de molasse. C’est froid. Ça devient gluant, poisseux. Je suis arrêté sous la cheminée. J’y regarde la lune. Un bouchon sur Continuer la lecture#arts de la fiction #01 | Descente→