# Atelier du mardi # S. Lucas OnEstLesGens

Stanbrook le Passeur 1939 ,il aura suffi de quelques heures trois tout au plus, en mars, pour que l’armée Républicaine se disloque, disparaisse, anéantie par des combats brefs, violents, terrifiants, effrayants de sauvagerie, dispersée, défigurée, épuisée, aveuglée par les regards éteints de dizaines et dizaines de cadavres aux orbites vides creusées par des fleurs de sang, masques sinistres étendus dans Continuer la lecture# Atelier du mardi # S. Lucas OnEstLesGens

#le livre comme fiction # 05| escargots

Un homme sort de chez lui avec un sac à chaque main. Soucieux que toute sortie soit mise à profit, il a pris des livres à donner d’un côté, sa boite à compost de l’autre et ce n’est pas le fumet et les moucherons qui peuvent s’en échapper qui l’arrêteront. Quand on est un féru de recyclage et de l’éternel Continuer la lecture#le livre comme fiction # 05| escargots

LLCF_#05 | Feu de joie

Je fis un feu, l’azur m’ayant abandonné…Paul Eluard Je me souviens des boîtes à livres. Il y en avait une sur la petite place, devant mon école. Elle était collée, comme nichée contre le tronc d’un platane. Une sorte d’armoire en bois peinte en gris, haute et profonde, avec quatre étagères. De chaque côté, des planches fixées verticalement donnaient l’impression Continuer la lectureLLCF_#05 | Feu de joie

# Le livre comme fiction 05 # Niches

Le mot est là dans le droit de l’Ancien Régime, nu et technique, exposer un enfant, on ne dit pas abandonner, on dit exposer, comme on dit exposer un tableau, comme on dit exposer un argument, mettre à la vue de, soumettre au regard de, confier au monde ce qu’on ne peut plus garder. La tour était le dispositif, un Continuer la lecture# Le livre comme fiction 05 # Niches

# le livre comme fiction #06| Méïpe

Il suffit parfois de deux pages, dans une police de caractère bleutée, à la taille suffisamment grande, et l’épure d’un dessin représentant la silhouette d’une fillette à laquelle s’identifier, pour hameçonner un regard d’enfant. Le livre s’ouvre encore de lui-même à la page préférée, dans ce recueil de Pages choisies et Lectures suivies à la destination des enfants du Cours Continuer la lecture# le livre comme fiction #06| Méïpe

# le livre comme fiction#06 Interdits

Au départ, c’était plutôt le dessin. Les longues après midi tranquilles dans la cuisine et le bruit du pinceau trempé dans le verre d’eau. Tenter de faire aussi bien qu’elle. Penser y être parvenue. Elle a quatre ans de plus, on s’illusionne. Plus tard elle sera la chouchoute de son prof de dessin et on sera celle des profs de français Continuer la lecture# le livre comme fiction#06 Interdits

#livre # 06 | Le livre et l’assassin

— Va te coucher, Léo. Va te coucher, je vais te lire une histoire. Mme Chautard voulait tuer son chat. Il était malade. Léo aimait bien les histoires de façon générale. Elles l’aidaient à s’endormir. Il entrait dans les histoires accompagné par la voix de sa mère. Une voix douce et tendre dans laquelle il se lovait pour laisser aller son imagination. Continuer la lecture#livre # 06 | Le livre et l’assassin

le livre comme fiction, #06 D’autres vies

J’étais une enfant sage, une aînée qui se devait d’être modèle pour la tribu. Il fallait filer droit, mais j’avais la permission de lire tant que je rapportais de bonnes notes de l’école. Et la petite fille remuante qui aime sauter courir grimper nager, mais qui aime aussi beaucoup la lecture, trouve toujours du temps pour lire. Elle a toujours Continuer la lecturele livre comme fiction, #06 D’autres vies

# livre comme fiction # 06 | à travers elle

Rien n’est certain. J’ai entre dix et onze ans, il y a bien là une charnière — un domaine quitté pour toujours. Puis un autre, un inconnu qui m’encercle. Les granges de l’autre cour n’ont pas encore brûlé, les parents n’ont pas expliqué pourquoi le déménagement et je suis perdue — tu as de la chance, tu as un an Continuer la lecture# livre comme fiction # 06 | à travers elle

le livre comme fiction #06 (2) I Un livre ça ne devrait jamais finir

Un livre ça ne devrait jamais finir, comme les illustrés fabriqués par le frère et cousus main, qu’elle découvrait chaque samedi matin en rentrant de l’école sous son oreiller et qu’elle dévorait aussitôt, même si c’était l’heure de manger et durant sept jours elle les relisait, décortiquant chaque planche de BD, s’émerveillant de détails découverts à chaque nouvelle lecture, en Continuer la lecturele livre comme fiction #06 (2) I Un livre ça ne devrait jamais finir