#boost #03 | silence

Elle parle. Elle parle. Elle dit. Elle récite. Elle clame. Elle déclame, elle scande. Elle bavarde. Elle potine. Elle ne médit pas. Ni ne dénigre. Elle critique. Elle tempête. Elle crie. Si elle jure c’est plutôt contre elle-même – je dirais contre sa peur : j’extrapole ? Elle parle. Elle dit. Elle se couvre de mots. Les siens. Ceux des autres. Continuer la lecture#boost #03 | silence→

#boost #03 Jeanney, | De rien

Il la voulait, il la cherchait partout dans le monde. Il voyageait, il pilotait, il naviguait, il sautait en parachute, il grimpait en haut des plus grands sommets, il escaladait, il traversait le Grand Nord en solitaire, et il ne l’avait jamais trouvée. Sa peur était de ne jamais la connaître, il aurait tant voulu en avoir au moins une, Continuer la lecture#boost #03 Jeanney, | De rien→

#LVME #13 | La concordance des temps

Elle serait elle-même dans son livre, elle qui n’avait jamais été, pas même sous la forme d’ombre, sur aucune de ses photos. Elle ne se verrait pas en personnage centrale, en celle qui dit je, elle y serait un peu comme le catalyseur des réactions chimiques ou bien comme le prétexte à raconter tout ça. Non, évidemment, c’est bien plus Continuer la lecture#LVME #13 | La concordance des temps→

#LVME #12 | P comme Enseignes

Josef n’aime pas les E. Et encore moins les EN, trop difficiles à prononcer pour sa langue maternellement habituée au lituanien. Alors il a décidé qu’il ne peignait pas des enseignes, mais des panneaux, des panonceaux, des pancartes, des panneaux-réclame, des placards, des publicités, mais pas des enseignes. Une bonne fois pour toutes. Sur ces panneaux il peint de très Continuer la lecture#LVME #12 | P comme Enseignes→

BOOST | # 00 # 01 # 02 # 03 # 04 # 05 # 06

Le bout du monde est derrière la porte. La fenêtre donne sur une vallée, les cimes sont baignées de brume. Le calcaire du baou est présent tous les jours, taillé à la serpe et déjà découpé par le couteau du temps. Présent tout le temps, sur une de ses faces, le château de la Reine Jeanne. Et puis un pont Continuer la lectureBOOST | # 00 # 01 # 02 # 03 # 04 # 05 # 06→

#boost #02 | Métal verre opaque

Porte de métal-verre opaque qui ouvre le hall de l’immeuble à repousser bien fort de deux bras mains front tandis qu’au sol naissent de longues diagonales de pavés de grès blancs. Claque la porte ouverte du couloir sur l’ouverte des toilettes et au fond l’ouverte aussi de leur chambre. Entre un bureau meublé de meubles de cabines un hublot face Continuer la lecture#boost #02 | Métal verre opaque→

#boost #03 | Christine Jeanney, la peur en l’autre (& Yoko Ono)

_ rappel : le sommaire général du cycle et ses vidéos;_ les récaps et PDF des précédentes propositions;_ la page Patreon avec les docs d’appui;  • Principe de ce cycle #boost : réexplorer de l’intérieur les cycles thématiques de Tiers Livre (plus de 250 propositions en ligne avec vidéo depuis 9 ans…) mais pour expérimenter, inventer, et surtout partager. Chaque atelier est ouvert Continuer la lecture#boost #03 | Christine Jeanney, la peur en l’autre (& Yoko Ono)→

#boost #02 | qui s’effacent

La porte essoufflée prend son temps caresse en couinant le carrelage du couloir bute à droite sur le meuble à chaussures la petite coupelle à clef les deux portes fermées il aime les portes fermées. Au rez-de-chaussée les portes contreplaqués sombres sonnent creux. Poignée fraiche et bavarde table Formica café au lait ras du bol fume entre ses grosses mains Continuer la lecture#boost #02 | qui s’effacent→

#boost #02 | portes (la fabrique des rêves)

enfant il était un endroit que je regagnais parfois où je parvenais en poussant dans la porte dérobée d’un mur dans la cage d’escalier que rien ne laissait deviner que j’étais seule à connaître je me souviens de la grande ouverture déchirure du sentiment d’être petite de l’extraordinaire d’un mur qui s’ouvre de la profondeur des espaces qui s’ouvraient à Continuer la lecture#boost #02 | portes (la fabrique des rêves)→

#boost #01, Tarkos, la terre | en pot

ST1  De la fausse terre contenue qui se tasse dans contenant, finit par former croûte dure en surface, étouffe les plantes, croûte sous laquelle se tapit le mou, le meuble, le drainant où ne circulent aucun ver, pas le moindre lombric car fausse terre, morte quasi et réservée aux citadins à main verte.  Terre dans contenant, pot d’argile ou balconnière Continuer la lecture#boost #01, Tarkos, la terre | en pot→