# Anthologie # 23 | Bords de mer…

Le studio que je loue en bord de mer est au 1er et dernier étage d’un petit immeuble, en dessous des logements avec petits jardinets, chaises longues, tuyaux d’arrosage. Comme chaque matin, je descends l’escalier et emprunte le petit chemin sableux qui mène à la plage. Suis-je bien réveillée, je ne vois pas le rivage ! C’est comme si la mer Continuer la lecture# Anthologie # 23 | Bords de mer…

#anthologie #23 | Au-delà

C’est, je crois dans la proposition 22, je cite : « au-delà… au-delà, le regard ne portait pas plus loin » pourtant, au-delà des forêts coiffant le plateau, forêts de pins sylvestres mélangées de petits chênes, de charmes et de bouleaux dont l’une s’appelait « du charme boulerain », il y avait des friches ; quand on voit des friches, on pense l’infini, on croit que Continuer la lecture#anthologie #23 | Au-delà

#anthologie #06 | seule

suis-je seule quand les larmes les portes claquent, suis-je seule dans le caveau froid, suis-je seule si je suis me sens folle ou nulle seulle avec deux ailes et me ficher la paix, suis-je seule pour faire la route muscler la langue me dépeupler de moi-même, suis-je seule quand j’ai peur quand j’entre dans la boutique ou m’installe à ma Continuer la lecture#anthologie #06 | seule

#anthologie #16 | Une recherche impromptue

Jacques a 72 ans. Bedonnant, il a le cheveu clairsemé, et arbore souvent un air jovial. Il n’est pas très bavard. Aujourd’hui, il semble soucieux. Le père et le fils se sont donné rendez-vous dans une brasserie proche du travail d’Elias pour déjeuner. Jacques a tant de choses à dire, mais il se trouve toujours empêché de le faire. Les Continuer la lecture#anthologie #16 | Une recherche impromptue

#anthologie #23 I l’autre ascenseur (inachevé)

C’est un Ehpad récent, propre et lisse, à flanc de colline, dans les albères. Elle y visite régulièrement sa grand-mère, chambre 64, quartier des enfermés (1). Elle ne prend jamais l’ascenseur métallique, surtout parce qu’il y en a deux; l’un dessert les trois étages munis de chambres, de salles communes, de terrasses et de réfectoires lumineux, l’autre, juste à côté, Continuer la lecture#anthologie #23 I l’autre ascenseur (inachevé)

#anthologie #23| Tomber de haut

On n’a pas perdu de temps. C’était écrit sur l’affiche collée au mur du couloir à côté du porte manteaux. Qu’il fallait faire vite.  Les consignes, on les avait apprises par cœur. Depuis le début de la guerre en Ukraine, depuis l’apparition de ces trainées blanches dans le ciel au passage d’avions fantômes, depuis les coups d’état en Afrique, les Continuer la lecture#anthologie #23| Tomber de haut

#anthologie #23 | En bas de chez moi.

Ma chambre emplie de vêtements, lit, livres, cartes postales au mur ; une chambre simple, lumineuse, une chambre pour s’aimer et dormir. En dessous, la chambre de la voisine, peut-être un lit, des livres, des vêtements, une étagère, une lampe de chevet et des murs colorés, rouges, jaunes et dorés. Sous sa chambre à elle, une autre voisine, silhouette vague Continuer la lecture#anthologie #23 | En bas de chez moi.

#anthologie #15 | IA

« C’est une vraie photo ? » … n’est pas une vraie question, c’est une question déjà teintée de réponse ou tout au moins de doute, voire de doutes. Juste un cran au-dessus on aurait une question avec déjà dedans, en encore plus marqué, l’avis de celui ou de celle qui pose cette question, « C’est pas une vraie photo ? » … Pourtant l’objet est Continuer la lecture#anthologie #15 | IA

#anthologie #23 | quatre ampoules, deux bananes et une boîte pour le chat

À droite rue D’Orsel, à quelques pas du premier, il y en a un grand, je n’y suis jamais entrée. Ma mère préfère le premier : Celui de l’angle est un vrai piège à touristes qui affiche des prix aberrants, en plus la moitié des produits se trouve en sous-sol et l’ascenseur est toujours en panne, avait dit ma mère; Continuer la lecture#anthologie #23 | quatre ampoules, deux bananes et une boîte pour le chat

#anthologie #10 | à l’ombre

Elle a 36 ans. Un mari aimant. Deux enfants déjà grands. Elle vit à Lyon. Ses yeux se mettent à rougir, à suppurer. Elle souffre d’une kératite aigue et ne supporte plus la lumière. Nous sommes à quelques jours de la date de sa mort et de sa naissance. J’ai peur de sortir dehors en plein lumière, en pleine chaleur. Continuer la lecture#anthologie #10 | à l’ombre