#L7 Cheminement dans le livre en devenir

Quelqu’un arrive quelque partElle cherche son chemin au petit matin, en colère et perdue. Elle cherche une maison qu’elle pense reconnaître aux couleurs de la façade et aux chuchotements de la rue. Elle y séjourne depuis peu. Elle la trouve enfin et décide de faire un détour et de passer par le petit portail du fond du jardin, celui qui Continuer la lecture#L7 Cheminement dans le livre en devenir

#L7 | 16 notes

travail en cours… espaces pleinement ouverts 1- L’idée de quelqu’un qui arrive quelque part m’a rapprochée d’un livre retrouvé et relu peu de temps avant, Le Pèlerin de Fernando Pessoa, un conte initiatique écrit en 1917. Plus que la nature du récit lui-même, c’est la pureté de sa langue qui m’est revenue en mémoire. Longtemps j’ai suivi la route, m’enfonçant Continuer la lecture#L7 | 16 notes

#P5 Apnée

À la deuxième marche descendue, le pied ne répond plus, le sol se dérobe, le noir s’installe devant mes yeux; c’est la chute. Un arrêt infini, plutôt l’abandon, le renoncement à la commande centrale. le relâchement de la tension nerveuse. Un cran qui saute, se rompt et la poulie qui dévide le câblage sans plus de résistance et même pas Continuer la lecture#P5 Apnée

la fabrique | Roselyne Cazenave, questions

J’ai travaillé la 7 en mode associations libres pas trop partageables et des éléments de fiction sont apparus dans la phase : ramasser- contracter ce qui est dit . Je ne sais pas trop si je rassemble et en quelque sorte unifie un peu ce que j’ai écrit en cassant le dispositif des voix auquel m’ont conduite les propositions 1à Continuer la lecturela fabrique | Roselyne Cazenave, questions

la fabrique | Emmanuelle Cordoliani, laissant apparaître : de la fréquentation de Jaccottet

© Nathalie Holt

Codicille : Pendant quelques mois j’ai tenté l’expérience de lire un texte préliminaire à la rédaction de mon journal. Un texte de Philippe Jaccottet, extrait de Paysages avec Figures absentes. Un texte sur la beauté qui m’avait si fort impressionné (et m’impressionne aujourd’hui davantage) que j’ai voulu vivre en sa compagnie quotidienne, qu’il soit pour moi un tableau qui ne Continuer la lecturela fabrique | Emmanuelle Cordoliani, laissant apparaître : de la fréquentation de Jaccottet

Femme et test de Bechdel

Je me décoquille (j’aime bien cette expression d’Isabelle) pour tenter d’apporter une pierre modeste à La Fabrique. Je suis journaliste, je produis des podcasts et j’ai pris un pseudo-je sais pas pourquoi. J’ai passé il y a longtemps une FAL (Formation à l’animation d’ateliers littéraires) chez Elisabeth Bing puis j’ai fait récemment une remise à niveau chez Aleph et aujourd’hui Continuer la lectureFemme et test de Bechdel

#P6 Carnet Tchèque (extraits)

22/07 Retour d’une petite semaine à la maison. Essai de ma nouvelle lampe en prévision de mon prochain déménagement. De la céramique colorée à la flamme par une adorable potière de Tréguier. Très fier. Le mécanisme du vélux sous lequel j’écris s’est brisé il y a quelques semaines et je n’ai pas encore décidé d’investir le temps nécessaire à la Continuer la lecture#P6 Carnet Tchèque (extraits)

# j’aime-je vis

j’aime-je vis comme mastiquer les idées vertes et incolores de Chomsky quand elles dorment furieusement dans un mille-feuille de langues décomplexées. j’aime-je vis comme escalader les idées vertes et incolores de Chomsky quand elles dorment furieusement sur des mathématiques de chair et d’os. j’aime-je vis comme chatouiller les idées vertes et incolores de Chomsky quand elles dorment furieusement sur le Continuer la lecture# j’aime-je vis

la fabrique | Emmanuelle Cordoliani, faire tourner les tables

Quelques pratiques du « tour de table ». – L’étirement matinal de l’esprit :J’invite les participant.es à écrire un micropoème sur la première chose vue dans la journée. J’entends : la première chose qui a frappé leur vue, leur signifiant ainsi leur présence à cette journée. Il ne s’agit pas forcément d’une chose vue (ou entendue, ou sentie, ou touchée, ou goûtée) dès le réveil, Continuer la lecturela fabrique | Emmanuelle Cordoliani, faire tourner les tables

# P6. voix en juillet

25.07.Il fait très chaud. Comme d’habitude, pas un souffle d’air en ville. La chaleur est amplifiée par les pots d’échappement des voitures, par l’air dans les jambes qui sort des tuyaux des clim. à même les trottoirs. Je rentre. Une journée de fatigue indolente où, volets fermés, j’espère des cigales moins nombreuses et surtout moins vaillantes. Bruit constant. Ce mail Continuer la lecture# P6. voix en juillet