#arts de la fiction #03 | situationisme

Unique décor : un large écran de tissu sur lequel est projeté le film de Dziga Vertov, L’homme à la caméra, réalisé en 1929. Un seul et unique plan large avec en premier plan les visages de profil d’un homme et d’une femme en train de se parler. Ils ne sont pas éclairés et apparaissent donc en ombre chinoise sur Continuer la lecture#arts de la fiction #03 | situationisme→

#arts #03 | sans caméra, avec les yeux, le vent, la pluie, un chien

Rue. En plan large.Un homme de dos, couché sur un trottoir, veste de cuir noir, jean, les pieds nus. Autour de lui des détritus. Sur le trottoir d’en face, une femme de trois quart dos, debout ; manteau mi-long, sac à dos, pantalon, baskets. Cheveux détachés. L’orientation du corps de la femme laisse supposer qu’elle observe l’homme.En surplomb de la Continuer la lecture#arts #03 | sans caméra, avec les yeux, le vent, la pluie, un chien→

Trois scènes d’Afrikub / arts de la fiction #03

Décor 1, les dunes et la mer  Vu des pirogues, même si les paupières se plissent avec force, les deux silhouettes doivent être toutes petites, à peu près autant l’une que l’autre, Et ce serait pareil en les voyant de près. Le cou de l’une est épaissi d’une barbe remarquable. La barbe de commandement ? Vu de la dernière ligne de Continuer la lectureTrois scènes d’Afrikub / arts de la fiction #03→

#arts de la fiction #03 | écrits filmés, six scènes

Scène 2/17. Plan fixe. Un air des années 50, du rock’n’roll. Depuis l’intérieur d’un véhicule, vue à travers le pare-brise. L’extérieur est tout gris, on ne distingue rien. Dans un coin de l’image, une main sur ce qu’on imagine être un levier de vitesse, les doigts tapent la mesure. Sentiment de liberté, le spectateur est embarqué dans une voiture. Insouciance. Zoom Continuer la lecture#arts de la fiction #03 | écrits filmés, six scènes→

# arts de la fiction # 02 | gare Val Nord

Cette fois-là, on est partis en bus. Pour l’aéroport. Beaucoup d’entre eux n’avaient jamais pris l’avion. Le train si. Transilien tous les jours, on sait : être à huit heures en classe, d’où qu’on vienne. Sinon ça se complique, tu dois expliquer pourquoi tu es en retard. Est acceptée ou pas ton explication. Alors pour ne pas risquer de manquer l’histoire, Continuer la lecture# arts de la fiction # 02 | gare Val Nord→

arts de la fiction #2 | chemins qui ne mènent nulle part

Les premières gares qui viennent à la mémoire n’ont pas de train. Un nom seulement, un abri en béton ou ciment, un ancien panneau. Ni train ni rail. Des vignes, des chemins de traverse, et cet abri pour discuter, rêver, s’embrasser. Ribaute. Une gare peut en cacher une autre, autre gare sans train, sans voie ferrée, souvenir d’un souvenir, gare Continuer la lecturearts de la fiction #2 | chemins qui ne mènent nulle part→

arts de la fiction#01 La mer et le ciel

01 La mer et le ciel  Ce soir, ma plage est vide, abandonnée. Le ciel est clair, d’un bleu transparent, la brise d’automne pousse les nuages tout doucement vers l’ouest, la mer s’étale devant moi, avance, recule, joue avec le vent, m’invite…Je fais quelques pas, m’enhardis, j’ai envie de jouer aussi, je plonge, je saute dans les vagues, je tombe, Continuer la lecturearts de la fiction#01 La mer et le ciel→

arts de la fiction #03 | Plan séquence, saccades

Tout commence par une caméra montée sur rails qui arrive vers soi, puis se soulève avant de pivoter et de se retourner, se substituant à la place de nos yeux, à leur hauteur. Puis elle se stabilise : cadre : fenêtre de cuisine. On passe à travers la vitre (c’est un enjeu, sa propreté, « que vont dire les voisins si nos vitres Continuer la lecturearts de la fiction #03 | Plan séquence, saccades→

arts de la fiction #02 | Chant du départ

  Je me souviens des notes graves, du timbre parfois vibrant, de la beauté éphémère. Un enfant dans un coin de capharnaum. Mon enfant qui chante. J’ai fait cette beauté, moi ? Sans doute, une ancienne partie de moi a fait cela.   Je fouille partout en m’efforçant de ne pas effleurer sa nonchalance.   Je prends l’essentiel. Le classique Continuer la lecturearts de la fiction #02 | Chant du départ→

arts de la fiction #03 | Duo des fleurs

Décor 1 En banlieue de la ville, un jardin. C’est le printemps, il fait beau. On devine à l’éclat de la lumière que c’est le matin. Des oiseaux chantent. Toute la nature est en émoi. Les ramures neuves des arbres frémissent dans l’air léger, surtout celles des deux vieux tilleuls qui flanquent l’entrée d’un bâtiment Plan fixe sur une pancarte Continuer la lecturearts de la fiction #03 | Duo des fleurs→