arts de la fiction #04 | Le cadet

…qu’il était le cadet des quatre garçons, mais le plus proche de moi, sa cousine, pour avoir vécu un temps sous leur toit, lui, toujours un peu à la traîne, dans les jupes de sa mère, d’avoir failli mourir à la naissance, l’attention dont elle l’entourait, avec ce prénom qu’elle lui donnait et qu’elle continuerait à lui donner, Mon Jésus, Continuer la lecturearts de la fiction #04 | Le cadet→

arts de la fiction #04 | retour au crépuscule

— qu’il était un disparu depuis vingt ans, qu’il avait choisi de revenir sur ses pas, qu’il s’approchait de son ancienne maison, qu’il n’avait averti personne de son retour, qu’on ne savait où il avait passé toutes ces années, qu’il n’avait pas cru bon de laisser une lettre d’adieu, qu’il essuyait des gouttes de sueur coulant de son front, qu’il Continuer la lecturearts de la fiction #04 | retour au crépuscule→

arts de la fiction #04 | Georges la suite par le début

Qu’il a fallu pour se lancer dans ce récit biographique, à un moment parler de cette vie d’avant, de sa vie d’avant la fuite, la fuite en avant, qu’il m’a dit oui des coups j’en ai reçus et s’est tu, qu’il a fallu que je relance le sujet plus tard, partir des belles années d’après l’enfer pour revenir sur l’enfant Continuer la lecturearts de la fiction #04 | Georges la suite par le début→

arts de la fiction #04 | à la vie

À LA VIE qu’il était, Haïm, celui qui retrouvait Sarit dans la foule sans avoir besoin de chercher longtemps, qui reconnaissait sa façon de pencher la tête lorsqu’elle écoutait, qui lui avait confié sa veste parce qu’elle avait froid le matin et la lui avait reprise une heure plus tard parce qu’elle avait chaud, qui connaissait le pli au coin Continuer la lecturearts de la fiction #04 | à la vie→

arts de la fiction #04 | un personnage contemporain

— qu’il était grand ce gaillard, avec des épaules comme des petits boulets d’canons, toutes surélevées, comme s’il se donnait un genre, ça lui donnait un style, alors bien sûr, il n’était pas tout maigre, plutôt gras sous les ailes, ça se voyait qu’il était mal à l’aise puisque ses bras n’étaient jamais à la verticale, ils étaient soit en Continuer la lecturearts de la fiction #04 | un personnage contemporain→

arts de la fiction #04 | «chevaucher, chevaucher, chevaucher…»

Quelle était la première debout, pour le cheval et tout ce qui suivrait ; le halo de sa torche comme un œil projeté au devant d’elle dans nos nuits d’hivers, et la fumée lui sortant de la bouche ; ou, aux premières heures des jours longs, quand la terre mouillée et toute dorée se lève, la voir faucher l’herbe à pas Continuer la lecturearts de la fiction #04 | «chevaucher, chevaucher, chevaucher…»→

arts de la fiction #04 | Rien à voir

— qu’il était en face d’une télé qui ne fonctionnait pas. Qu’il avait beau la secouer comme un juke-box, elle n’ouvrait pas les yeux et que la nuit allait être longue. Qu’il avait l’impression que ses pieds ne sortiraient pas de ses pantoufles. Pourtant, il était bien sûr de n’avoir jamais porté de pantoufles de sa vie avec plaisir. Qu’il Continuer la lecturearts de la fiction #04 | Rien à voir→

arts de la fiction #04 | L’homme dans la chambre au-dessus de la sienne

–– qu’il était journaliste free lance en charge des affaires européennes pour différents quotidiens, qu’il venait dès lors souvent à Bruxelles et qu’il s’y trouvait en ce moment pour le prochain sommet européen, qu’il habitait à la campagne depuis longtemps, qu’il n’en sortait que quand il ne pouvait pas faire autrement, que ne pas pouvoir faire autrement l’arrangeait bien car Continuer la lecturearts de la fiction #04 | L’homme dans la chambre au-dessus de la sienne→

arts de la fiction #01

Je songeois sous l’obscur de la nuict endormie, Ronsard, Sur la mort de Marie (premier vers), 1578 Nous nous trouvions certainement sur une plage ; il faisait nuit noire. Nous entendions le ressac de la mer, nous percevions son odeur, son mouvement, sa masse immense. Le ciel était sans lune et sans étoile, ce qui donnait l’impression qu’il y avait un Continuer la lecturearts de la fiction #01→

arts de la fiction #04 | cette amie ce soit toi

qu’elle était dégagée de tout ça, qu’elle n’en revenait pas d’être dégagée de tout ça, mais pas des gâteaux à la crème (elle a descendu une tropézienne et un fraisier), elle n’a pas parlé des gâteaux à la crème, j’extrapole pour donner le contexte, il faisait déjà un froid de loup et ils ont mis des peaux de bêtes partout Continuer la lecturearts de la fiction #04 | cette amie ce soit toi→