#anthologies #32 l Oublier Istanbul

Le mouvement des corps quand l’agent donne le signal de se diriger vers la passerelle du vapur à Eminonu. Le mouvement des corps dans les rames de métro, dans les bus, dans les taxi où il faut être au moins 8. Le mouvement de mon corps quand je prends le taxi seule. Mon corps dans la ville, dans la chaleur, Continuer la lecture#anthologies #32 l Oublier Istanbul

#anthologie #32 | elle sur le banc

Texte à couturer avec les propositions #05 / #13 / #27 / #29 / #31 Elle est assise sur son banc. Toujours le même. A l’ombre des arbres. Elle y est bien quand il fait chaud. Et puis elle aime sentir les racines sous le béton renflé et fissuré. Elle est arrivée très tôt pour profiter de la fraicheur matinale, Continuer la lecture#anthologie #32 | elle sur le banc

#anthologie #33 | grotte

Grotte grenier de noirceur, fermeture sur la nuit, grotte noire au dormir impossible, grotte creusée dans la misère des corps forcés à s’y tapir, misère noire cachée au fond, tout au fond, dans l’ombre la plus noire, creusement des corps, creux de temps arrêté aux terrifiantes origines, grotte réfugiée au cœur des dangers, roche friable, effondrement pressenti, on ne dort Continuer la lecture#anthologie #33 | grotte

#anthologie #34 | histoire de proportions

Une chaise en bois, une table, une tasse de café. Je me disais il ne distingue rien d’autre à cet instant que ces éléments qui appartiennent à son univers proche. Je me disais il est plongé dans sa pensée et l’environnement autour de lui assis dans ce bar existe si peu. Tout considérer hors de proportion. Je ne sais pas Continuer la lecture#anthologie #34 | histoire de proportions

#anthologie #34 | Paroles imprononçables.

On n’a jamais essayé, on verra bien, peut-être que c’est bien, tels sont les mots que Bertrand vient de prononcer et j’ai le sentiment d’avoir mal ou trop bien entendu. Je ne dis rien mais regarde le fils cherchant quelque secours de son côté. Qu’a t-il lui à répondre à cela ? Est-il en accord ou le contraire ? Mais celui-ci Continuer la lecture#anthologie #34 | Paroles imprononçables.

#anthologie #12 | on n’a rien vu venir

Ziguinchor Pour se rendre à Ziguinchor quand on arrive de Dakar en avion, il faut prendre une navette gratuite depuis le petit aérodrome de Cap Skirring. A Cap Skirring, beaucoup de touristes français, en général blancs et bien mis, un brin ventrus et grisonnants, s’arrêtent pour rejoindre les complexes hôteliers du littoral. Seuls continuent par la navette, les habitants de Continuer la lecture#anthologie #12 | on n’a rien vu venir

#anthologie #34 | Quand les grand-mères redeviennent des enfants

Elle répète J’ai peur, la mer est si grande. Je ris. Elle est si petite. Depuis la dernière fois elle a encore rétréci. Viens on nage jusqu’en Amérique. Elle ne sait pas nager ou plutôt elle ne sait pas bien nager. Elle a appris sur le tard  avec son mari, un homme à la moustache militaire. Devant, côté, derrière, replie Continuer la lecture#anthologie #34 | Quand les grand-mères redeviennent des enfants

#anthologie #34 | fleuve

« remontant juin seule ; bleu noir du ciel tendu à blanc, une péniche passe, guirlandes By-Night ; visages, bras qui se lèvent pour saluer, rires de pont à rive arrachés à l’ombre; eaux fortes chavirées de lueurs et voix qui se touchent  » #06 Maintenant, on peut se baigner deux fois dans le même fleuveC’est nouveau çaÇa va pas durerMoi Continuer la lecture#anthologie #34 | fleuve

#anthologie #34 | adjugé

Tony est le crieur. Tony est le meilleur. Une gousse d’ail de Jeannette Leroy morte en 2020, estimée cinq-dix euros, adjugée quatre cents euros. Autre mine de plomb de Jeannette Leroy, des torchons. Faut aller plus vite, ça fait deux fois, sinon il faut venir en salle. Adjugé. Paquet express, trois cent vingt, cinquante, quatre-vingt, quatre cent. Merci monsieur, quatre-vingts, Continuer la lecture#anthologie #34 | adjugé

#anthologie #32 | bal aux Arbognes

Quand il y a bal chez Fernand, les musiciens ripolinent les instruments, ils les lustrent et les frottent jusqu’à qu’ils brillent et se revêtent de leur plus belle chemise et s’installent sur le pont de danse pour faire tourner les jambes et les têtes jusqu’à point d’heure. La trompette éclate, le tuba ronfle, la clarinette trille et le violon accélère Continuer la lecture#anthologie #32 | bal aux Arbognes