# recto-verso #04 | L’Emprise de la princesse de Clèves

Bien sûr, je me souviens de la Princesse de Clèves, et de son infortunée liaison qui a fait le tour des salons. Mais plutôt que de narrer des événements désormais bien connus, je me contenterai d’évoquer les robes à panier de soie, les pas de danse, les petits fours et les éventails.En toile de fond, les murmures et chuchotements des Continuer la lecture# recto-verso #04 | L’Emprise de la princesse de Clèves

#rectoverso #04 Portes

Portes. Fermées. La porte de l’armoire de la chambre de ma mère. Une armoire haute et sèche, anguleuse et formidable. Tout en haut, hors de portée de l’enfant, un étui noir où gît un violon couché dans son écrin doublé de soie violette. Derrière la porte de droite, sur l’étagère du milieu, veillent, lovées sur la pile de linge, deux Continuer la lecture#rectoverso #04 Portes

boost #12 | Le grain de sable

C’est un chemin que je voudrais refaire avec toi

 un mot un nom sur la devanture d’une vieille 
boutique fermée depuis trop longtemps
 la devanture en bois de l’ancien Café des sportsles lettres de son enseigne enlevée c’est à peine 
si l’on y perçoit encore la forme et la traces des 
lettres anciennes ce café a toujours été sombre une Continuer la lectureboost #12 | Le grain de sable

Boost #10 | et encore au-delà

Aller  ! Plus bas, plus bas… Plus bas que le creux des racines, plus bas que le silence des pierres, plus bas que la rumeur sourde des nappes invisibles. Sous la croûte, sous la motte, la chair même de la terre. Glisser sous la poussière qui s’accroche aux cils, sous l’humus moite des feuilles mortes, sous la glaise des pensées, Continuer la lectureBoost #10 | et encore au-delà

#Boost#00# à #09

46°27’47″N 5°48’02″E 871m A cet endroit précis où l’asphalte de la rue va devenir celui de la route qui sort du village, une explosion de couleurs. Tous les dahlias pomponnent ou éclatent dans la lumière de la mi journée vers laquelle ils se haussent imperceptiblement. A travers la réverbération lumineuse de leurs étoiles on pourrait presque entendre la voix du roi poète Continuer la lecture#Boost#00# à #09

#boost #09 | Un temps distrait

Je suis en train de parler. Je m’arrête au milieu d’une phrase. Un blanc. Une absence passagère. Entre deux mots. Un trou de mémoire. Je ne sais plus ce que je veux dire. Un gouffre s’ouvre devant moi. Je ne sais plus ce que je disais. Je perds le fil, bredouille. Les mots m’échappent. C’est une voix qui m’appelle que Continuer la lecture#boost #09 | Un temps distrait

#boost #08 | Moments de bascule

Un moment affleurant, sans prise, perdu dans les remous de ce qui ne s’ancre pas en soi. Dans le creux d’une onde, aspiré par ce qui ne peut être nommé. Sans rives, débordé, éclaté en mille éclats d’un même miroir. Un moment qui s’étonne, se retourne sur lui-même, volubile, qui voudrait se voir exister mais déjà se dissipe. Dans sa Continuer la lecture#boost #08 | Moments de bascule

Oublieuse mémoire

Tenir tête à l’oublieuse mémoire — son haleine pue le crime — la pourriture de ses geôles — Sa langue a trempé dans l’encre du pouvoir — petit ou grand — en remâche et recrache les « éléments de langage » — à table — à la télé — sur les ondes ubi et orbi — Bombarder pour se défendre au risque de tuer des civils ça n’est pas la même chose — En réalité — il fallait Continuer la lectureOublieuse mémoire

#Boost #02 | Ouvrir la porte

Avancer dans un long couloir un peu sombre les murs défraîchis réverbérant à peine la lumière tremblante d’ampoules fatiguées. Ouvrir les portes qui se présentent les unes après les autres chaque battant grinçant révélant un univers figé dans le temps traces et souvenirs entremêlés. Chercher l’issue le moyen de s’échapper de ce lieu dans lequel on se sent enfermé poursuivant Continuer la lecture#Boost #02 | Ouvrir la porte

# LVME # 05 | presque familière

La première fois que je suis revenue au 14, je n’ai pas photographié la façade. Nous étions arrivés dans le quartier presque par hasard après un déjeuner au square Trousseau avec tes parents. Il faisait beau, et nous avions souri de la proximité qui reliait ta mère et la mienne, qui avaient grandi dans le quartier à deux ou trois Continuer la lecture# LVME # 05 | presque familière