#40jours # prologue | le carnet aux mille roses

Le carnet aux mille roses

Basile, l’utopiste, surnommé également Nez dans les étoiles – mieux que dans les nuages ou dans la lune tomba par hasard sur le carnet à la belle couverture aux mille roses. Les larmes lui montèrent aux yeux et il se souvient que son grand-père le lui avait offert pour ses dix ans. Il tourna les pages et se souvint.. La Continuer la lecture#40jours # prologue | le carnet aux mille roses

#40 jours #01 Zoom arrière / Écoutille

L’écoutille centrale de l’arrière de Beaubourg. Blanche. Inutile apparemment. Un enchevêtrement de tenseurs métalliques. Couleurs. Primaires. Bleu. Rouge. Les autres écoutilles. Alignées. Quatre. Cinq. Plus. Par groupes et de tailles diverses. Le trottoir. Encombré de passants. Des vélos garés. Des poussettes. En mouvement. Un système de feux rouges. des passages cloutés. Un grand bout de la façade arrière de Beaubourg. Continuer la lecture#40 jours #01 Zoom arrière / Écoutille

#40 jours #01 | Le gros œil

L’œil luisant d’un hippopotame qui macère dans le glauque de sa cage, ménagerie d’un cirque rouge et jaune sur la place au milieu des immeubles voûtés, point sombre à la périphérie de ma ville, autour, en auréoles, les champs de bataille et de grandes cultures sillonnés de rivières, ponctués du marron des étangs et des grands bois, lacérés par le Continuer la lecture#40 jours #01 | Le gros œil

#40 jours #prologue | Lieux sombres de ma ville.

Sous ma ville, cette autre ville, une autre ville grouillante de l’humidité, de la nuit et des odeurs que nos corps y déversent, pour chacun de nous au-dessus, deux ou trois en dessous, on dit qu’un jour ils sortiront, avec leur reine, pour nous soumettre : la ville des Rats. Une grotte perdue au fond d’une cave, des traces d’entailles disent Continuer la lecture#40 jours #prologue | Lieux sombres de ma ville.

#40jours #prologue | cité florentine

Un nom évocateur sur des carreaux de faïence derrière les piques de fer noir d’une grille d’angle protégeant l’entrée d’une voie très étroite entre deux immeubles – léger décrochage dans la rue, là où a été prise la photo placée devant le premier texte de l’atelier sur la ville il y a quatre ans – et des tiges indomptées qui Continuer la lecture#40jours #prologue | cité florentine

#40 jours #prologue | de Sainté à Kharkiv

Du Guizay, on voit les sept collines et cette grand’rue de sept kilomètres. Des voies de chemin de fer, beaucoup, là, tu vois, c’est notre immeuble. Du vert beaucoup, et pas seulement de nature, le vert des footballeurs : le 26 mai 1944, les avions américains veulent détruire les infrastructures du chemin de fer, la gare de triage vers Tardy. Neuf bombes Continuer la lecture#40 jours #prologue | de Sainté à Kharkiv

#40jours #prologue | Inventaire d’objets insolites et de curiosités architecturales

Sur le pavage carré du parvis, une large grille en fer à double croisillon métallique dessine un large carré. Ce motif se répète en plusieurs endroits de la place. Les passants empressés marchent dessus sans y prêter attention, ni regarder dessous, seules certaines femmes le contournent pour éviter de passer dessus, de crainte que leur talons hauts se coincent dans Continuer la lecture#40jours #prologue | Inventaire d’objets insolites et de curiosités architecturales

vers un écrire/film #3 | Samedi parkings.

L’eau goutte le long de l’isolant jaune de la conduite de gaz. Flaque de mousse sur le vieux goudron. Un morceau de gaine en PVC dont la peinture beige s’écaille. Déposé là. Raccordé à rien. Avant blanc d’un fourgon de livraison pile dans le rétroviseur. Le chauffeur saute. Il claque sa portière. Il disparaît vers l’arrière. Il revient encombré d’un Continuer la lecturevers un écrire/film #3 | Samedi parkings.

vers un écrire/film #01 | l’étranger

Dans les villes il est un étranger, quel que soit le pays, même celui de son passeport. Pas les trucs, pas le rythme, spectateur égaré dans la mauvaise salle. Aujourd’hui il est tout seul, personne pour l’attendre au bout du quai, pour attirer son attention sur autre chose que sur la ville, sa gueule grande ouverte qui avale tout, mâchouille Continuer la lecturevers un écrire/film #01 | l’étranger

autobiographies #14 | fragments-images

en bordure de la ville, gros points d’interrogation peints en rouge sur bouts de murs blancs un hippopotame regarde les visiteurs de la ménagerie du cirque qui l’emploie depuis l’eau douteuse de la cage où il croupit dans le métro une jeune en survêtement pastel aborde les passagers, son regard vide dans la chambre du service psy une balafre sur Continuer la lectureautobiographies #14 | fragments-images