#L4 | Mes préférés et j’en oublie

De Aragon : un rythme, une musique, un chant, ce qui résonnait pour une adolescente d’un idéal exacerbé par les mots… De Marguerite Duras : le regard décalé, quelque chose de hors-norme chez cette écrivaine dans ce qu’elle saisit des personnages, des situations, avec une certaine mise à distance des sentiments, une façon de raconter, et puis la force du Continuer la lecture#L4 | Mes préférés et j’en oublie

#L1 | Chemin Noir

La rue. On descend la rue. Un coup d’œil sur la plaque, Chemin Noir. La rue courbe. À droite, bord extérieur, des petits pavillons à droite, une allée, un petit jardin, parfois la voiture ou la moto devant le garage, qui peut être ouvert, murette et portail fermé. À l’intérieur de la courbe, la caserne des pompiers, une sorte de Continuer la lecture#L1 | Chemin Noir

#L3 | Ils existent… ils parlent !

Le monologue de la petite sœur …pourquoi maintenant ? Que fait-il là ? (Elle fronce les sourcils, creuse son regard, incrédule.) Je savais que ça arriverait… mais là, maintenant… Le feu éteint, tu le rallumes ? C’est vraiment toi ? Oh ! Oui ! déjà  je te disais tu lui ressembles et tu avais horreur de ça (un sourire furtif) et Continuer la lecture#L3 | Ils existent… ils parlent !

L’arrêt (esquisse)

Il peut continuer à pieds mais il y a les bandoulières de son sac à dos; elles lui cisaillent l’épaule, celle de droite surtout, usée jusqu’à la corde et rafistolée avec un bout de corde trouvée au fond du sac. Il faut qu’il lâche au moment d’arriver. Ce sac, vingt deux ans qu’il le traine. Improbable c’est le mot que Continuer la lectureL’arrêt (esquisse)

#L1 | À tout jamais

Qui peut savoir quand ça arrive, le moment précis, à la seconde près, connaître le lieu et l’heure de la rencontre ? La première rencontre. Elle se répète et se rejoue avec le temps, au point de ne plus ressembler à la réalité du moment vécu. Mais c’est penser que la réalité d’un instant se fige dans le temps. À Continuer la lecture#L1 | À tout jamais

#L1 | La course

Il est à bout de souffle. Le mouvement des jambes se décompose, elles manquent de céder, les pieds frottent le sol. Il court au ralenti, quelques pas, les pas lents et lourds de celui qui a trop couru, trop longtemps. Il s’arrête. Son corps s’immobilise enfin, se ploie en avant. Il pose ses mains sur ses cuisses, incline la tête Continuer la lecture#L1 | La course

# L1 | une forme qui en devient une autre

Il – mais rien n’est moins sûr – est le sale gosse qui s’agite sur la banquette, frotte son derrière, forme des peluches sur sa culotte, choque son monde, attire les regards, découvre l’ennui et l’inconfort en lui, vit déjà plusieurs vies, tue à mains nues un papillon. Quel âge a t-il quand il descend sur le quai ? Les Continuer la lecture# L1 | une forme qui en devient une autre

#L2

La pluie s’abat sur la terrasse et s’évapore. L’appartement écrasé sous vingt-huit étages. Les chaises jaunies, penchées sur le grillage. La lumière passe, le matin. Le grand salon, meubles massifs. Table ovale et toile cirée. Une panière de fruits en plastique — raisins plutôt réalistes. Une robe à fleurs, d’une pièce à l’autre, la cuisine surtout. Un prénom acidulé pour Continuer la lecture#L2

#L2 | Ce qu’il ne sait pas encore…

A chaque orage après son départ – on ne lui en avait pas vraiment donné la raison – la petite sœur dansait sous la pluie, en souvenir de son grand frère. Sa façon à elle de célébrer celui qui lui manquait tellement, elle criait plus qu’elle ne chantait « l’orage a fait tomber sur nous toute la pluie du ciel, l’orage Continuer la lecture#L2 | Ce qu’il ne sait pas encore…

#L1 | Promesse d’une démolition

Fin de l’histoire : ce mercredi 6 juillet 2011 à 12h15 il arrive à Asnières par la station Les Agnettes, terminus de la ligne 13. Le périmètre a été entouré de barrières et de barbelés, sécurisé. Voici le McDonald’s et ses employés désœuvrés qui fument leur cigarette sur l’allée du drive, les gardiens du stade Leo-Lagrange qui mangent leurs sandwichs à Continuer la lecture#L1 | Promesse d’une démolition