#photofictions #05 | décors Catalans (chantier)

(…)Elle tenait plusieurs journaux à la fois: un cahier jaune poussin format A5, un fichier intitulé “MOI”, un fichier intitulé “écriture”, un autre intitulé “pensées désordre” sur l’application Evernote, un autre intitulé “VRAC à ranger” sur l’application Notes (les deux applications étaient synchrones dans son ordinateur et dans son téléphone), un cahier dédié à ses rêves, un autre aux listes Continuer la lecture#photofictions #05 | décors Catalans (chantier)

#photofictions #05 | Suivre le départ qu’elle aurait pu prendre

Elle ne peut pas être certaine, mais il faut faire comme si. Jusqu’au bout. Il y a ce certificat d’hébergement qui est arrivé et l’espoir du visa à donner par l’ambassade. Alors, y croire jusqu’au bout. Sans négliger les tâches quotidiennes. Elle sort pour aller acheter le poisson au marché. Elle marche toujours la tête haute mais elle s’entraîne à Continuer la lecture#photofictions #05 | Suivre le départ qu’elle aurait pu prendre

#photofictions #05 | les rushes Bái-Hǔ, official cut

Les rushes Bái-Hǔ, c’est-à-dire tout ce que j’ai coupé en pensant que ça ne passerait pas auprès des autorités de K. De l’autocensure, en quelque sorte. J’avais conçu mon film comme une ballade au sens musical du terme, où je voulais faire émerger quelques interrogations, une autre façon de regarder le Bas-Relief. Mais j’ai vite compris que je n’aurais pas le dernier mot, le final cut. Continuer la lecture#photofictions #05 | les rushes Bái-Hǔ, official cut

#photofictions #05 | la liste

Des corps qui se croisent dans un centre commercial, balancement des bras, entrechocs d’épaules, un talon marron, un sac en osier, les couleurs des vêtements comme des traces qu’un pinceau étalerait ; des visages, des membres en mouvement : on arrête la première personne immobile et on l’interroge : – Qu’est-elle venue faire ici ? – Oh, la même chose que tout Continuer la lecture#photofictions #05 | la liste

#photofictions #05 | Décor façade

C’est en discutant avec lui qu’elle a eu cette idée. Celle de réaliser un film bref, une sorte de teaser pour présenter son livre, car oui, cette fois ça y est, c’est prononcé, c’est dit, ce qu’elle est venue faire dans cet hôtel, pendant ces heures passées à arpenter le quartier, elle en prend tout à coup conscience, c’est se Continuer la lecture#photofictions #05 | Décor façade

#photofictions #05 | Décor terrasse de café

Ce dont je suis témoin : un couple d’amoureux se lève, ils restent debout près de table, ils s’embrassent à pleine bouche, se caressent et partent chacun de leur côté | Je m’assois à cette table| derrière moi une femme se racle la gorge très fort, à deux reprises | bruit de tasse sur la soucoupe | bruit de talons Continuer la lecture#photofictions #05 | Décor terrasse de café

#photofictions #05 | josé et susan

Je tente le portrait, et c’est la foule qui se précipite vers moi. Une foule dense, compacte, plutôt joyeuse, colorée. Les visages un à un noyé dans une masse heureuse et mouvante. Comme un animal, elle avance, chaude, aucun trait précis, mille yeux concentrés et dirigés dans la même direction, un beau regard de foule gagnante, aucune silhouette mais chaque Continuer la lecture#photofictions #05 | josé et susan

#photofictions #05 | D’un film qui n’existe pas, intitulé “Dans la fenêtre, le reflet d’une autre”

Je ne présenterai ici que deux extraits d’un film beaucoup plus long, tourné par un étudiant en école d’art, admirateur de Rohmer sans doute, avec principalement des gens qui parlent, qui dialoguent, mais pas en noir et blanc. Il y a des couleurs obligatoirement pour aider le spectateur à se faire une idée de qui est interrogé. Mais aussi parce Continuer la lecture#photofictions #05 | D’un film qui n’existe pas, intitulé “Dans la fenêtre, le reflet d’une autre”

#photofictions #05 | Des films et des camions

(un projet en cours…, j’avais en tête des films cultes avec Simone Signoret Casque d’or, et la scène mythique du camion entrant dans l’immeuble de la Gestapo, dans L’armée des ombres… et puis le si étrange Camion de Duras… et comment oublier, la nitroglycérine du Salaire de la peur…)           Il y a tout cet espace face à lui, dorénavant Continuer la lecture#photofictions #05 | Des films et des camions