#L13 | quatrième de couverture.

Version de départ : Une ville et son port en déclin, accrochée au-dessus de l’océan. Un homme à l’allure de gratte – papier débarque. Il revient. Il revient pour la retrouver Elle, une dernière fois. Il revient comme un fugitif. Mais personne ne l’a oublié. Il semble sur ses gardes mais ne réalise pas combien il est attendu. On le laisse, Continuer la lecture#L13 | quatrième de couverture.

la fabrique | Écrire l’automne V

Lundi Ce matin, j’ai reçu un message de Will. Will du Tiers-Livre, Will qui habite à Jonzac. J’ai mentionné à plusieurs reprises ici l’idée de faire quelque chose avec lui et Camille, puisque Jonzac semble être une plaque tournante du Tiers-Livre. Recevoir un mail de Will, c’est comme recevoir une lettre. Une lettre de quelqu’un dont on aurait toujours souhaité Continuer la lecturela fabrique | Écrire l’automne V

autobiographies #03 | la jeune fille et les oiseaux

Du grand incendie écarlate qu’est-ce qui va sauver l’horizon ? Dans son orage de charbon, ce soir la lune était pâlotte. Chaleur, je te savais sanguine, le soleil nu dans l’escalier ; des excuses, je n’en avais qu’une, qu’est-ce qui va sauver la forêt ? J’en appelle aux oiseaux, aux brasiers, aux tombeaux, aux terres impénétrablesJ’en appelle aux grands arbresJ’en Continuer la lectureautobiographies #03 | la jeune fille et les oiseaux

autobiographies #03 | moi arbre

Moi arbre participant à la géométrie du paysage. Moi arbre né loin derrière le temps rampant d’abord sous le sol infertile de ce bout de terre de l’ouest, patient, résistant, m’élevant depuis mes racines tel un personnage s’appuyant puissamment sur ses mains pour se redresser, mes pousses tiges ramures enfin capables de grandir à travers l’air pour rejoindre le ciel et Continuer la lectureautobiographies #03 | moi arbre

autobiographies #03 I sentinelle présence

L’ARBRE du champ entier reste roi herbes buissons talus insectes rongeurs à lui soumis L’ARBRE d’où qu’il soit regardé impose sa cartographie départs élans ruptures déviations bifurcations coagulations circonvolutions L’ARBRE tronc phare père pylône mère matrice troncs adolescents branches benjamines feuilles novices généalogie tendue vers le ciel complice L’ARBRE de sa masse immuable toise scrute avise le premier arbre de Continuer la lectureautobiographies #03 I sentinelle présence

autobiographies #01 | paysages-trajets

1 Voyage de nuit. Sommeil d’enfant transbahuté et puis posé contre le rêche d’une couverture dans le frais d’un sac de couchage sur la plage arrière du fourgon jaune moutarde. Odeurs de gasoil. Râle poussif du moteur qui fait trembler les corps. Effets stroboscopiques de la lumière des réverbères dans l’habitacle. Paysage urbain haché, en creux dans les interstices lumineux Continuer la lectureautobiographies #01 | paysages-trajets

autobiographies #04 | itinéraire bistre

Il n’y aurait que la nuit pour tisser un tel chemin… En sus, où l’introuvable Biscomte, même en écartant les ronces d’aujourd’hui et en essayant de déchiffrer la boite aux lettres rouillée, En sus qui porte comme une hauteur de noblesse. Eylie, qu’on atteindrait d’un jet de hillet, à condition de savoir où se tourner, Eylie d’en haut, Eylie d’en Continuer la lectureautobiographies #04 | itinéraire bistre

autobiographies #03 | lot d’arbres d’occasions

Codicille : après avoir beaucoup tourné dans la forêt du manque de temps, je m’assieds à ma table de travail. Je ne parviens pas jusqu’à cet arbre autobiographique. Je me désole. J’aime les arbres et je ne veux pas perdre de vue le groupe de mes camarades que je vois avancer sur ce sentier. D’un coup, je suis seule. Je n’irai Continuer la lectureautobiographies #03 | lot d’arbres d’occasions

#L11 | hisser haut le pleur de la ville

Ils sont tous les six à déambuler ce soir. Mahyar ne rentrera pas, alors ils feront comme avant. La nuit circule entre eux comme une vigne vierge qui tournicote dans les bronches. Port de Brest, les paquebots géants, le chantier naval interdit d’accès. Le vent est si fort qu’il gomme le ressac de la mer, même à tendre l’oreille, rien Continuer la lecture#L11 | hisser haut le pleur de la ville