autobiographies #06 | Taxi brousse

Le rythme lancinant et obsédant nous avaient saisis dès les premières heures de ce long voyage dans ce minibus antique dont le fonctionnement relevait du miracle, le ballet des têtes et des bustes dodelinants au rythme de l’avancée du taxi Continuer la lecture autobiographies #06 | Taxi brousse

Autobiographie#6 Un long voyage de nuit

Serrée dans le bus bondé, place assise près de la fenêtre, aux pieds mes sacs poussés en partie sous le siège devant moi, montée difficile, dans la file d’attente, ça poussait, ça pressait, ça secouait, hautes marches à grimper difficilement Continuer la lecture Autobiographie#6 Un long voyage de nuit

autobiographies #06 | la nuit à rebours

Ce souffle en permanence, la ventilation, le moteur, on ne sait pas trop, ce bruit de fond dont on ne se dépêtre pas, les écouteurs sur les oreilles, oublier un peu ce souffle, la finesse de la paroi qui nous Continuer la lecture autobiographies #06 | la nuit à rebours

autobiographies #06 | cigarettes de nuit

Le visage face à la vitre, face à l’obscurité au-delà qui renvoyait la lumière blafarde du plafonnier et, à contre-jour, le reflet mangé de buée à chaque expiration, le regard barré par la pliure de la fenêtre, là où vers Continuer la lecture autobiographies #06 | cigarettes de nuit

autobiographies #06 | long trajet de nuit

J’avais choisi la couchette du haut parce qu’on y tenait assise, que l’arrondi du toit du wagon n’était pas à portée de main, même en tendant très haut la main, à la différence du milieu et du bas où un Continuer la lecture autobiographies #06 | long trajet de nuit

autobiographies #06 | 546 d’indifférence

Un avant, un après ; tu tombes de sommeil, enroulé autour, un sac, ton manteau, tes chaussures coincées, bordées ; sur, sous, autour ; puis l’impossibilité de tordre la lumière ; longtemps la résistance ; dormir appel la légèreté ; Continuer la lecture autobiographies #06 | 546 d’indifférence

autobiographies #06 | une si longue nuit

On s’arrête pour la nuit. C’est la règle. Même les gars de la Légion étrangère qui poursuivent les orpailleurs, on la leur répète à chaque embarquement : on ne navigue pas la nuit ! La nuit c’est trop dangereux sur le Continuer la lecture autobiographies #06 | une si longue nuit

autobiographies #06 | yeux jaunes, estafette bleue

Deux yeux jaunes, le monstre passe, je devine une masse derrière, au moment où il nous dépasse, nous tremblons, tout tremble, tout grince, je colle mon visage contre le pull qui me protège de la tôle, mes yeux se ferment, Continuer la lecture autobiographies #06 | yeux jaunes, estafette bleue