carnets individuels | Nathalie Holt (un possible journal)

J40(chantier en cours)Chaque matin et sans avoir parlé avant Dans un espace protégé avec ou sans rideauChaque matin même si rien. Même une phraseÀ l’aube (trouve ton heure ton aube ton jour ta nuit)Mais chaque matin longtemps, avec le même outil (Mac Book air 13 pouces 2014), une feuille et un crayon Sans musique (sauf exception en boucle)Avec ce qui Continuer la lecturecarnets individuels | Nathalie Holt (un possible journal)→

#photofiction# 01 | Approaching a City

Se rendre en bus dans le quartier des squares pour faire des photos, premier lieu de prises de vues. Marcher environ dix minutes vers le quartier européen anciennement quartier Léopold, deux quartiers qui se touchent. Une gare à la fois en plein air et  souterraine. Photo réalisée le 11 février 2022 à 17h05 avec un Iphone 8. Un ancien immeuble à Continuer la lecture#photofiction# 01 | Approaching a City→

#40jours #38 | un voyage en Pologne

Il nous attendait à l’aéroport dans le salon des premières classes, il s’y était introduit sans justificatif, il entrait là où ses pas le menaient; il n’aimait pas les lieux réservés, ni les frontières. En me voyant il avait souri: laisse, je dois y arriver seul! Et saisissant le pommeau de sa canne il s’était relevé pour m’étreindre. Il n’y Continuer la lecture#40jours #38 | un voyage en Pologne→

#40jours #19 | Rien

Ce qui ne vient n’arrive, n’est ici. Nait ici. Rien. N’arrive rien. N’est rien comme assise/assis là si comme là. Mais rien. Avec tout : chair et os. Coxal. Iliaque. Coccyx. Avec poils, culotte et chaussettes. Oui même des chaussettes. Mais rien. La tête à portée de main quand même, sous le coude la tête, on ne sait jamais. Mais rien. Continuer la lecture#40jours #19 | Rien→

#40jours #08 | rails

Depuis tout petit, il a été fasciné par les rails. Chacun des deux profilés d’acier laminé qui, fixés sur des traverses en deux lignes parallèles et mis bout à bout, constituent le chemin de roulement des trains et des tramways en particulier. (définition volée) D’abord, à la gare de triage – PK 211 – , celle peut-être où le résistant-fusillé Pierre Continuer la lecture#40jours #08 | rails→

#40 jours #11 | Le fil rouge (2)

C’est la recherche d’un fil rouge qui l’a conduite là, dans cette station de métro qui est aussi une gare. Elle sort de ce couloir souterrain, débouche dans la station par une porte dérobée et elle se sait perdue, elle en a l’intime conviction. Elle connaît cette station, elle voit son nom, mais elle ne la reconnaît pas. Perdue, étrange Continuer la lecture#40 jours #11 | Le fil rouge (2)→

#40 jours #08 | KEOLIS

Pour Saint-Leu-la-Forêt après vingt-heures c’est Ermont-Eaubonne gare. Puis car. Week-End/Nuit. Ligne H Paris nord Persan Beaumont Valmondois. « merci de que rien dans” annonce de rame. Ermont Terminus et changement. Terminus terminale : ostatnia stacja terminal son durak eindpunt סוף הדרך термус Termini…(Roma),( Tours),(Marseille), (Venise), (Oswiecim), et (Londres), ( Barcelone), ( Munich), ( Toulouse), (La Rochelle)… Escaliers de gauche. Descendre. Rez Continuer la lecture#40 jours #08 | KEOLIS→

autobiographies #14 | et c’est bien

des montagnes d’ordures sur les trottoirs les feux épars (chasse aux rats ou feux de joie) de gens qui chantent en se tenant la main sous le métro aérien une mine sans charbon ni or de grandes pièces de bœuf à dos d’homme qu’on hale  les caniches et les chevaux dans le trou qui fait cirque en attendant  les bulldozers Continuer la lectureautobiographies #14 | et c’est bien→

autobiographies #06 | cigarettes de nuit

Le visage face à la vitre, face à l’obscurité au-delà qui renvoyait la lumière blafarde du plafonnier et, à contre-jour, le reflet mangé de buée à chaque expiration, le regard barré par la pliure de la fenêtre, là où vers le haut on pouvait ouvrir en bascule une partie de la vitre pour respirer un peu, l’air froid entrait alors Continuer la lectureautobiographies #06 | cigarettes de nuit→

autobiographies #06 | long trajet de nuit

J’avais choisi la couchette du haut parce qu’on y tenait assise, que l’arrondi du toit du wagon n’était pas à portée de main, même en tendant très haut la main, à la différence du milieu et du bas où un ciel de skaï brun-orangé limitait le décor et la respiration – l’avais-je choisie, au fait ? je l’occupais certes, mais à Continuer la lectureautobiographies #06 | long trajet de nuit→