A propos de Nathalie Holt

A commencé en peinture, a vécu de théâtre et d’opéra, des années de scénographie plus tard ne photographie pas que son lit, tient son journal en images, écrit et marche chaque jour a publié un peu pour aller au bout d’un geste ( Ils tombaient ) ( Averses) https://www.amazon.fr/stores/author/B09LD7R2KY . Écrit pour lire.

#technique #7 choses vues

Champ de Colza à l’assaut du vitrage ; un visage fait tâche. Champ de labour enclos de vert. Route cheval et machine agricole à long cou. Armée de meules emmaillotées de rose. Loin collines. Le ciel prend courbes. La vitesse ne se voit pas. Route grise qui se réplique et taille un bout de route; un nuage ne veut pas sortir Continuer la lecture#technique #7 choses vues

#techniques #06 extrapolation ou Palomar et le crabe

En se tournant on voit la mort, une mort d’un âge certain, mais loin. De l’autre côté c’est la mer. Une mer calme, bleu tirant sur le parme ; le ciel étend ses roses ce soir et la mer réfléchit le ciel, elle boit sa couleur ; dans la lente transition entre jour et obscurité le ciel infléchit la mer. Continuer la lecture#techniques #06 extrapolation ou Palomar et le crabe

#techniques #05 | un soupçon de lumière

Le jour pousse d’un cran la nuit. Ce jour imperceptiblement plus long. C’est en janvier. Oeil. Ouie. Jour. Un 20 janvier. Et pourquoi pas le 20 ? Je vois le jour plus long : je le sens. Je le sens ou je le vois. Je peux l’entendre. Le jour. Quelque chose dans la lumière a recommencé. Le jour pousse d’un Continuer la lecture#techniques #05 | un soupçon de lumière

#techniques #04 | Frank / Marie-Pierre / Piotr

Ce que c’est de venir là tous les matins. Un verre. Un autre. Demain on se dit… et demain c’est pareil. Comme hier en fait : qu’est-ce que ça fait. On vient. On revient. Pour Le chapeau de pirate et les bottes il faut pas demander. C’est un rêve de gosse — pas pour se faire remarquer: un rêve. Eh Continuer la lecture#techniques #04 | Frank / Marie-Pierre / Piotr

#technique #03 | 2 riens – notes

Mon corps se tient sur cette planche dressée un peu au-dessus des regards sous cette lumière qui le montre. Peut-être que mon corps a froid. Peut-être qu’à se tenir ainsi immobile sous cette lumière la tête de mon corps est prise de vertige ou ce sont mes pieds qui chancèlent. Je suis nue et la peau de mon corps frisonne Continuer la lecture#technique #03 | 2 riens – notes

#techniques #03 | 1 – riens notes

Les choses sont ainsi. Les gelures, les crevasses, l’odeur ; c’est au retour dans ta nuit et ta peau emporte les remugles du jour. Tu peux cacher tes mains. Mais l’odeur. Les choses sont ainsi. Le corps emporte, il porte. Puis il pourrit ou brûle, selon. Elle bouge ses bras en place de jambes, elle dit : mon corps est ma prison. Continuer la lecture#techniques #03 | 1 – riens notes

#technique #01(bis) | rien

Je ne peins pas l’arbre je peins le sentiment de l’arbre ( l’arbre de Matisse). L’arbre de Mondrian. De Durer. L’arbre de Kahlo. De Penone. L’arbre de Wyeth. Le sentiment de la lumière dans le cerisier peint. …et s’écarquiller pour voir entendre : mais rien ; se tromper sciemment, gagner une seconde sur…; la matité cireuse, le creux sous la paupière, la lèvre en dedans ; Continuer la lecture#technique #01(bis) | rien

#techniques #02 (2) | Silencio

Couloir. Portes. Plateaux. Les couloirs comme des rues : les portes énorme bayant sur la vastitude des studios. L’escadre en bleu de chauffe : sept heures. Camions, charriots, tours. Matin chargé de visses, de clous, de pigments, de plâtre. Châssis qu’on roule pour assemblage : une feuille à l’endroit une chambre à l’envers, ou l’inverse. Fenêtre avec rideaux de brocart Continuer la lecture#techniques #02 (2) | Silencio

#technique #02 | Olivier le patron du bar peint des marines à l’aube

Venelles. Longues fleurs : roses girafes. L’amer entre ciel et port, sa flèche noire-blanche-douce-amère en dentelle de pierre : hier. L’éclair d’une jetée (enfances) avec la grande lessive de septembre remontant la dune. L’immensité portée en seau. Un repas de sable et de coquillages? Dans les oyats l’immortelle safran. Le pin décharné. À dos de bicyclette l’océan ; le ciel rose. Continuer la lecture#technique #02 | Olivier le patron du bar peint des marines à l’aube

#techniques # 01 ( bis ) | digression improvisée un matin avec départ

Elle me dit que je sens les choses (c’est Emilie ou Michèle souvent je les confonds), elle me dit « ton sentiment est toujours si juste, c’est un guide en quelque sorte : que ferions-nous sans? » J’ai répondu qu’elles me prenaient par le sentiment :  » les sentiments on doit dire, c’est un pluriel, c’est plus concret » a dit Michèle et Emilie qui Continuer la lecture#techniques # 01 ( bis ) | digression improvisée un matin avec départ