#L4 « Selon la vie qu’on a, le vers lui emboîte le pas »

Vers d’Alexandre O’Neill, un poète portugais. On pourrait d’abord penser en lisant ses poèmes qu’il porte un regard particulier sur la ville, mais c’est de tout autre chose qu’il parle. C’est un rire en ricochet, poésie en trompe l’œil. Plus on lit, plus on lit autrement (« Défais-toi de ces rimes qui si bien terminent, brioches des sots, tords-leur le Continuer la lecture#L4 « Selon la vie qu’on a, le vers lui emboîte le pas »

#L4 | Flânerie, fadeur et farfadets

Des Mille et unes nuits : le foisonnement, le merveilleux, la cassure, l’enchevêtrement, la continuité, et le tissage, laissant en soi pour la suite le rythme et la trace du conte. D’Hoffmann, l’Homme aux sables, les Mines de Falun : parce que le marchand de sable n’est jamais celui que vous croyez et pour l’amertume, la lumière et l’obscurité au Continuer la lecture#L4 | Flânerie, fadeur et farfadets

la fabrique | Roselyne Cazanave, Partage en forme de je me souviens

J’ai travaillé pendant une vingtaine d’années comme prof de français en collège tout en animant des ateliers d’écriture en médiathèque, à Firminy d’abord, puis à La Ricamarie, deux villes de la vallée minière ,qui jouxtent Saint Etienne et sont riches du passé de la mine et des arrivées de populations venues de plusieurs coins du monde. Je me souviens que Continuer la lecturela fabrique | Roselyne Cazanave, Partage en forme de je me souviens

#L4 | sédimentations (sentimenthèque)

Comment ça a commencé pour moi, le goût des mots ? Comment ça a commencé, les livres dans les mains, les pages tournées avec le doigt mouillé, les mots forts en train de rentrer dans la tête, dans le corps, y déposant des particules pareilles à des limons fertiles ? Peu de livres à la maison dans mon pays pauvre, donc Continuer la lecture#L4 | sédimentations (sentimenthèque)

#L3 / voix sur voies

Celle qui partCette fois-ci, le voyage n’est pas imaginaire. Le train part, et je suis dedans. Celle qui resteEst-ce que l’odeur des quais de gare change avec le temps ? Une odeur grise de gomme brûlée et de poussière rance, où flottaient dans mon enfance les relents du fioul des michelines. Je regarde le train. La voix…éloignez-vous de la bordure du Continuer la lecture#L3 / voix sur voies

Je t’aime comme : l’atelier d’écriture

Retour d’expérience sur l’atelier d’écriture autour du livre de Milène Tournier, Je t’aime comme. Avec extraits sonores. Tout commence à l’Aître Saint-Maclou, à Rouen. Le lieu est chargé de mon histoire personnelle, précisément là où sur une table, 45 ans après mes premiers souvenirs, je vois un livre de Milène Tournier : « Je t’aime comme ». Debout, tout près, il y Continuer la lectureJe t’aime comme : l’atelier d’écriture

#L3 Toutes les formes de l’eau

Aujourd’hui à notre étape à l’oasis de Skoura s’est produit quelque chose d’inhabituel. Nous avons tous couru vers l’eau et tandis que les dromadaires buvaient tout leur soûl, nous nous sommes baignés à la tombée du jour dans une liesse et une fraternité difficilement concevable pour qui connaît la routine très réglée de la caravane. Comme je remontais vers le Continuer la lecture#L3 Toutes les formes de l’eau

#L2 Des hommes comme des mondes

(Suite de « En boîtes« ) Dans son dos, il ne le sait pas, mais il y a un autre homme, à 6 000 km de là, ou bien juste derrière, en effet que savent-ils du monde ? Ils viennent juste de naître quelque part. Le monde, pour eux, ça se limite aux 3 mètres alentour. Un carton, un bout de béton granuleux, Continuer la lecture#L2 Des hommes comme des mondes

#L4 | archéologie

Livre 1 scène 1 des livres d’enfance à gogo, accès illimité sans conseil, des mots à boire et à manger, rêve sur le nom des auteurs, des bouts d’eux dans les pages, des lectures honteuses d’enfant pas éduquée au sein d’une famille éduquée — mettra longtemps à le comprendre, et l’action de freinage que cela provoque — ensuite des livres Continuer la lecture#L4 | archéologie