#boost # 15 | silence

Silence, respiration, trou, pause, blanc, gouffre; ange passant ce jour de mère ventre ouvert : douze- heure, dit la neige qui entre portant un plat de viande bouillie – toute cette neige en une nuit et noir d’arbres sans voix – mais ce n’est pas l’heure pourtant, papi ne pipe mot et les enfants jouent au ballon avec leur tête Continuer la lecture#boost # 15 | silence

#boost #13 | Cellule Yaqaza

Une voix lui parvient dans le noir. Une voix venue du dehors d’un temps ancien qu’aucune oreille ne capte. Une voix qui n’effleure aucune membrane ne frappe aucun tympan. Couché sur le dos il l’entend. Il ne peut pas l’oublier. Elle passe entre ses os. Elle creuse ses tempes. Descend dans sa gorge. Elle ne résonne pas mais laisse sa Continuer la lecture#boost #13 | Cellule Yaqaza

#boost #13 | travail au noir – premier jet

Elle a fermé les volets, les volets de la nuit d’hiver qui est ici, la nuit, – faut voir, ici surtout-, d’un noir très noir. Comme du beurre de goudron ou du charbon. Un rien luisant. De pure matière. Plein. Net. Dense. Sans aucune couture.  Épais à couper au couteau ou à débiter à la hacheTon noir de la nuit Continuer la lecture#boost #13 | travail au noir – premier jet

#LVME #14 | Délice de ruines

#01 | Entre chien et loup#02 | A la caisse#03 | Cuisine ouverte#04 | Open space ?#05 | La souterraine#06 | Soirées du Lac#07 | Pseudo-pseudos#08 | Des histoires, histoire de#09 | De cinq à sept#10 | L’affaire du sanglier#11-12 | La Karrière#13 | Cam writer#14 | Délice de ruines #14 | Délice de ruines                                     Mais qui s’arrête Continuer la lecture#LVME #14 | Délice de ruines

#mardis #01 | Protocole du désordre

L’ordre aléatoire. L’accumulation et les connexions imprévues. Les chambres les plus désordonnées où j’ai dormi, où celles que j’ai le plus mis en désordre, là où les livres s’accumulent au bord du lit et débordent du panier et tombent du petit tabouret, que je ne sais plus lequel je suis en train de lire comme dans ma chambre actuelle, mais Continuer la lecture#mardis #01 | Protocole du désordre

#LVME #01 | La grande aiguille vient de dépasser le douze et…

La grande aiguille vient de dépasser le douze et la lumière de novembre vient de diminuer. Ils ont retiré du comptoir le colis volumineux et d’apprêtent à l’ouvrir sur une des tables de la salle. Dans la rue, une femme passe rapidement, courbée comme pour échapper à la bise qui souffle un peu plus fort que d’habitude. Ils sourient, ils Continuer la lecture#LVME #01 | La grande aiguille vient de dépasser le douze et…

#écopoétique #1 à #10 | le Sud

01 – aube depuis chambre02 – ça a commencé par les oiseaux03 – la restanque04 – respirer 05 – l’immeuble rose du 22 boulevard Raspail06 – pluies07 – ni seule ni avec08 – sur une branche feuillue09 – exploration10 – maquillage qui s’efface #01 – aube depuis chambre Je me suis levée trop tôt dans la chambre pendue au dessus Continuer la lecture#écopoétique #1 à #10 | le Sud

#écopoétique #05 | Chez Dada il y a…

Il y avait un sentier. On passait entre les murs du fenil et de la vieille grange abandonnée, qui commençait à tomber en ruines, et y avait plus qu’à suivre dans l’herbe, parfois haute, la petite ligne noire. Ça y menait directement. Souvent, on rencontrait un petit garçon ou une petite fille, ou les deux, en train de jouer sur Continuer la lecture#écopoétique #05 | Chez Dada il y a…

#anthologie #39 | lieux et moment à l’odeur du temps

Je vis l’odeur du temps envahir mon esprit. Vous l’aurez compris, ni le nez ni aucun autre organe en particulier ne permet de saisir l’odeur du temps. Je pourrais dire que c’est une sensation, en sachant très bien qu’il n’est pas possible de déterminer d’où vient une sensation. Un souvenir ? Vaguement. Une certitude ? Imprécise, une certitude imprécise si cela veut Continuer la lecture#anthologie #39 | lieux et moment à l’odeur du temps

#anthologie #29 | impossible retournement

#02 | […] le papier peint aux impressions de [ si je pouvais faire un pas, tendre le bras et retourner ton visage ] variations ton sur ton bois de rose [ vue d’ici on dirait qu’elle respire ] l’usure aux raccords des lés comme gratté avec l’ongle  traces, surtout le mur de droite [ approcher et retourner son visage ] traits Continuer la lecture#anthologie #29 | impossible retournement